La police rappelle que des amendes sanctionnent les déplacements inadéquats

Une pétition fait grand bruit dans la commune de Tintigny, non pas sur le fond mais sur la forme. En effet, une habitante, opposée à la mise à sens unique de la rue des Minières, a lancé une pétition et décidé de faire du porte-à-porte afin de la faire signer à ses voisins, bravant ainsi l’interdiction de se déplacer pendant la période de confinement. Le député bourgmestre Benoît Pieboeuf s’insurge contre de tels comportements.

"En cette période de confinement, lié à l’épidémie de coronavirus, ce comportement est totalement irresponsable" indique-t-il. "Lorsque j’ai été mis au courant, cette dame s’était déjà rendue dans une quinzaine de maisons avec son bic et sa feuille de papier. La commune a tout de suite averti les citoyens via les réseaux sociaux pour leur conseiller de ne pas ouvrir leur porte."

Le bourgmestre souligne que plusieurs cas de coronavirus ont été recensés dans sa commune et qu’il faut plus que jamais être prudent. "Les déplacements doivent être limités au strict nécessaire, comme se rendre au travail, aller à la pharmacie ou dans un magasin d’alimentation. Il faut faire preuve de civisme pour éviter les contacts et ainsi limiter, autant que faire se peut, la propagation du virus."

A la zone police de Gaume, le chef de corps Jean-Yves Schul, rappelle que les déplacements inadéquats sont sanctionnés par des amendes qui peuvent s’élever jusqu’à 500 euros.

Il précise que depuis l’entrée en vigueur des mesures de confinement, une cinquantaine d’observations ont été faites. Huit procès-verbaux ont été dressés notamment pour des rassemblements de personnes, des gîtes occupés malgré l’interdiction ou encore des déplacements injustifiés.

"Le contrôle dans les gîtes n’est pas simple car les visites domiciliaires pour vérifier s’ils sont occupés ne sont pas autorisées. Cela dit, nous faisons preuve de compréhension et autorisons l’occupation, dans certains cas, comme pour des grands-parents qui ne peuvent être en contact avec leurs petits-enfants. Nous faisons du cas par cas", conclut-il.

Nadia Lallemant