Une proposition de résolution, déposée par des députés libéraux, dont Benoît Piedboeuf, bourgmestre de Tintigny, a été examinée jeudi à la Chambre, afin de demander au gouvernement d’étudier la possibilité de porter à 48 jours le nombre de jours de télétravail pour les frontaliers.

Josy Arens, député bourgmestre d’Attert, a déposé un amendement. "L’engagement des 48 jours a déjà été pris le 18 mai 2019. il n’y a donc plus rien à étudier comme possibilité puisqu’une décision de principe a déjà été prise. Ce qu’il faut demander au gouvernement, c’est qu’il mette en œuvre cet accord pris par Charles Michel et Xavier Bettel. Il est, par ailleurs, possible de viser 55 jours par an tout en restant en cohérence avec le règlement européen sur la coordination des systèmes de sécurité sociale."

Benoît Piedboeuf a rappelé que cette décision de principe n’a jamais été mise en œuvre. " La proposition Benelux fait référence aux accords de principe, mais ceux-ci doivent être mis en œuvre par des légistes et ces derniers n’ont pas fait leur boulot. Les Premiers ministres belge et luxembourgeois ont fait le leur, mais pas les légistes."

Le député libéral luxembourgeois a poursuivi en disant que les administrations fiscales sont extrêmement réticentes, estimant que c’est une perte de souveraineté. "C’est la raison pour laquelle l’administration n’a pas avancé beaucoup. Nous avons donc remis la pression. Certes, cela n’a pas encore abouti mais la proposition de Steven Matheï va plus loin, elle concerne tous les pays environnants. Le ministre Van Peteghem est parvenu à passer de 24 à 34, bien que nous lui ayons recommandé de passer à 48, mais il y avait des freins de son administration. On finira par arriver à 48. La recommandation Benelux a été votée à l’unanimité. Nous avançons pas à pas."

L’amendement de Josy Arens a été rejeté. La proposition de résolution a été approuvée. Les "Engagés" se sont abstenus. Alors que ce vote a été qualifié d’avancée par Benoît Piedboeuf, il n’est rien d’autre qu’un recul pour Josy Arens. " Les politiques décident et les administrations exécutent. Mais nous sommes dans la situation inverse et c’est une catastrophe pour les travailleurs frontaliers. Une étude sur le sujet risque de prendre des années."

N.L.