La petite sœur de 7 ans a assisté à la scène, dans une voiture

Un Paliseulois d’une vingtaine d’années doit répondre du viol d’une adolescente de 13 ans. Des faits d’autant plus graves qu’ils se sont produits dans une voiture à bord de laquelle se trouvait également la sœur de la victime… âgée d’à peine 7 ans.

Le prévenu ne conteste pas les faits. Tout juste affirme-t-il qu’il pensait l’adolescente âgée de 14 ans. Soit l’âge en dessous duquel la loi estime qu’il ne peut y avoir de relation sexuelle consentie.

"Je pense qu’elle hésitait un peu au début", explique-t-il à l’instruction d’audience. Mais il nie l’avoir forcée. Entendu dans le cadre de l’enquête, le prévenu a d’abord affirmé que l’adolescente l’avait délibérément chauffé dans la voiture. Il reconnaît aujourd’hui que c’est lui qui est à l’origine des préliminaires. "À l’âge que vous avez, vous êtes en forme, et vous devez aller chercher des mineures de 13 ans pour satisfaire vos besoins sexuels ?"

Aux préventions de viol et d’attentat à la pudeur s’ajoute également celle d’atteinte aux bonnes mœurs pour avoir commis les faits sous les yeux de la petite sœur. "Vous êtes dans une voiture, il y a une gamine de 7 ans à 10 centimètres de vous, et ça ne vous freine pas ? Que vous ayez des hésitations sur l’âge de mademoiselle, mais ça…"

Le jeune homme explique qu’il avait bu un coup. "Quand je m’en suis rendu compte, je m’en suis fortement voulu", assure-t-il aujourd’hui. L’intéressé sortait avec la sœur aînée des deux victimes à l’époque des faits. Elle avait aux alentours de 16 ans, il en avait 24.

Malgré la gravité des charges qui pèsent contre lui, aucun membre de la famille des victimes ne s’est constitué partie civile. "Inadmissible", estime la présidente du tribunal, qui compte demander la désignation d’un tuteur ad-hoc pour représenter les intérêts de la fillette de 7 ans. "On ne sait pas comment elle a pu vivre les choses vu qu’il n’y a pas de parties civiles", déplore le juge. Plaidoiries et réquisitoire ont été reportés. Des mesures probatoires étant envisagées, le tribunal doit en effet demander l’avis d’un centre de santé mentale avant de se prononcer. Quant au jeune homme, il assure s’être remis en question depuis les faits.

N.P.