Luxembourg

Les états de services et le témoignage du détenu ont plaidé en faveur des prévenus

Le tribunal correctionnel vient d’accorder la suspension du prononcé à deux agents pénitentiaires poursuivis pour violences et non assistance à une personne en danger envers un détenu de la prison de Marche. 

Tout est parti d’un poisson d’avril raté, quand le détenu en question a jeté un seau d’eau au visage de son chef d’atelier. Marqué par l’agression d’un collègue brûlé à l’acide quelques années plus tôt, l’agent pénitentiaire a cru subir le même sort.

 D’où une réaction particulièrement violente à l’égard du prévenu. L’avocate évoque un stress post-traumatique. S’il n’a pas suivi la défense sur l’excuse de provocation, le tribunal souligne toutefois que les prévenus ont "sans doute eu ces réactions par rapport à ce qu’ils ont du vivre par le passé dans le cadre de leurs fonctions. "

Le juge souligne les états de service irréprochables des deux hommes ainsi que le témoignage particulièrement favorable du détenu entendu comme témoin à l’audience. "La victime ne paraît pas avoir été spécialement perturbée par les faits puisque non seulement elle ne se constitue pas, peut-on lire dans le jugement, mais aussi elle a donné une version des faits presque plus favorable aux prévenus que celles qu’ils donnent eux-mêmes."