Luxembourg Les producteurs et transformateurs bio sont de plus en plus nombreux au Sud.

Ce samedi 25 mai a lieu le traditionnel marché des producteurs bio sur la place d’Armes de Namur. L’occasion de faire le point sur les chiffres 2018 en matière de production et de consommation.

Fin 2018, la Wallonie comptait 1 742 fermes bio, soit 14 % des fermes wallonnes ou encore une ferme wallonne sur sept (contre 1 625 fermes et une ferme sur huit fin 2017).

Une bonne partie de ces fermes se trouvent dans le sud du pays : 563 exploitations, soit 22 de plus qu’en 2017, répertoriées en province de Luxembourg, où 81 % des fermes et prairies sont entièrement bio.

Et 366 exploitations, soit 27 supplémentaires, ont été comptabilisées en province de Namur, où 55 % des exploitations sont entièrement bio.

Cela représente 81 087 hectares, soit 11 % de la surface agricole utile dont une belle portion se trouve en province de Luxembourg. La part de marché en Wallonie est de 4,8 % (contre 4,2 % fin 2017).

La première semaine de juin se déroule la Semaine bio avec des portes ouvertes, visites guidées, animations didactiques, ateliers culinaires, dégustations de produits locaux, débats, promotions, concours…

Parmi les ambassadeurs de cette Semaine bio se trouve la Fromagerie du Marronnier. Située dans le petit hameau de Watrinsart, entre Gaume et Ardenne, son lait provient exclusivement de la ferme éponyme d’Ariane Charrière et Marc Gallla, qui ont une cinquantaine de vaches laitières de race pie noire Holstein.

Il y a quelques années, ils ont formé une coopérative avec Christophe Mercier, un ingénieur agronome qui a quitté l’institution provinciale pour devenir fromager. Ils ont créé ensemble le Goud’dingue, une pâte pressée non cuite mi-dure de style gouda, des petits fromages frais enrobés d’épices et le Gaumembert notamment.

Le mois prochain, ils vont ouvrir avec des partenaires D’une épicerie artisanale et paysanne, qui verra le jour à Florenville, au numéro 10 de la rue des Généraux Cuvelier

La boutique sera approvisionnée en grande majorité par des producteurs et des artisans issus de la commune, de celle de la Gaume et d’ailleurs en Wallonie. Un crowdfunding se termine dans deux jours sur Miimosa.

Magali Veronesi