Une lettre ouverte du font commun syndical CSC Services publics, CGSP et SLFP, vient d’être envoyée au gouverneur Olivier Schmitz. En cause ? L’interdiction pour les organisations syndicales d’être présentes à la visite royale ce mercredi 2 juin au Centre Hospitalier de l’Ardenne à Libramont.

 " C’est avec une certaine surprise que nous avons appris que les délégués permanents des trois organisations syndicales représentatives étaient interdits de présence avec votre aval, selon le porte-parole de Vivalia, après y avoir été invités. Nous ne pouvons que nous étonner de cette décision et la déplorer", soulignent les syndicats.

Ils ajoutent :  " Nous avions bien compris et nous nous étions engagés à ce que nos représentants ne portent aucun signe distinctif. L’objet de notre présence n’était certes pas de revendiquer quoi que ce soit mais bien d’être là en tant que représentant officiel des travailleurs. En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a trois organisations syndicales représentatives en Belgique pour le personnel du service public, à savoir, la CSC Services Publics, la Centrale Générale des Services Publics et le syndicat libre de la fonction publique."

Ils rappellent que leurs prérogatives sont bien fixées par la loi du 19 décembre 1974 portant sur le statut syndical et son arrêté royal d’application du 28 septembre 1984.  " Même s’il y a eu des contestations lors de certaines négociations, c’est avec fierté que nous affirmons qu’il n’y a jamais eu de grèves spécifiques dans quelque pouvoir local de la province. Tous les dossiers ont toujours abouti dans le cadre d’un dialogue social, certes parfois passionné, mais toujours respectueux."

 Ils indiquent, par ailleurs, qu'en tant que partenaires syndicaux, ils sont très attachés au dialogue social tel qu’il fonctionne dans la province mais aussi dans le Royaume .

"Au vu de votre décision de les exclure de la délégation ce 2 juin, devons-nous en déduire que vous estimez que les trois délégués permanents qui sont des travailleurs de Vivalia ne seraient pas dignes de représenter le personnel de Vivalia devant leurs Majestés, le Roi et la Reine de Belgique ? ", s'interrogent-ils.