La Ville souhaiterait implanter une limitation de vitesse permanente sur son territoire.

À Arlon, il n’est pas impossible que dans le futur on circule à certains endroits du chef-lieu, et notamment dans le centre urbain, à une vitesse maximale de 30 km/h.

"Le choix de cette mesure s’inscrit dans la vision globale que souhaite la Région wallonne d’ici 2030 et appliquée à l’échelle communale. Le but ? Développer la mobilité douce : marche, vélo, transports en commun… Il faut donc essayer de baisser l’utilisation de la voiture. Attention, pas supprimer la voiture. Mais l’utiliser différemment. Rendre la circulation la plus aisée possible est donc une solution que nous voulons adopter. C’est une nécessité que nous voulons intégrer dans le plan de Mobilité que la Ville souhaite développer d’ici 2030" , confie l’échevin de la Mobilité de la Ville d’Arlon, Kamal Mitri.

Du côté des automobilistes, les avis sont assez partagés.

Il y a d’abord ceux qui sont plutôt favorables. "C’est la seule solution pour diminuer les accidents. Surtout ceux impliquant les cyclistes et les piétons, dont je fais aussi partie", commente Marie.

Les opposants ne comprennent pas pourquoi on en veut aux voitures. "C’est encore du grand n’importe quoi ! Combien de personnes ont-elles été tuées, renversées par un véhicule ces cinquante dernières années dans la commune d’Arlon ? Cinq, dix ? Pas plus. La faute à qui ? À pas de chance, selon moi. Ça peut arriver à n’importe qui. Un moment de distraction et malheureusement on écrase un piéton. Sans pour autant que l’on soit réellement un danger lorsque l’on roule. Supprimons les voitures alors, et on aura un risque zéro. Le problème sera réglé", lance Olivier.

Plus mitigés : les professionnels de la route. "Je suis favorable, mais dans certaines rues seulement. Pas partout. Dans le quartier de la gare, notamment. Il est dangereux, les gens roulent vite. Devant les écoles, un peu plus loin aussi. Sinon, 30 km/h, ce n’est pas assez rapide ailleurs. Notre travail va aussi en pâtir. Le temps de prise en charge est déjà ce qu’il est aujourd’hui. Imaginez si nous devions nous rendre chez quelqu’un en roulant à 30 km/h. Le temps d’attente serait plus long. Dès lors, serions-nous aussi compétitifs, plutôt qu’un bus ?" s’interroge à juste titre Marc, chauffeur chez Travel Taxi à Arlon.

L’enquête publique a démarré le jeudi 9 janvier dernier. Elle est réalisée pour le compte du bureau d’études Transitec, lui-même mandaté par la Région wallonne. Elle se clôture le 22 février et chacun peut y participer.