Le bourgmestre d’Arlon espère que la lutte de la sablière cessera le plus vite possible

Cela fait plus maintenant d’un mois que les militants zadistes occupent le site de la sablière, à Schoppach. Et pour Vincent Magnus, le bourgmestre d’Arlon, il est temps que tout cela se termine. Et surtout, que ça se finisse bien. Garant de la sécurité sur son territoire, il croise les doigts et en appelle au bon sens.

"Il y a une procédure à suivre. Dès que les Zadistes recevront l’avis d’expulsion officiel, ils auront quelques jours pour quitter les lieux. Ils peuvent le faire à n’importe quel moment et ne pas attendre le dernier jour. Arrivés à l’échéance, ils risquent de voir les forces de l’ordre débarquer. Je demande à tout le monde de prôner le dialogue ce jour-là", dit-il quelques jours avant l’éventuelle date fatidique.

Du côté des Zadistes, on martèle que les choses se passeront bien et qu’on évitera les heurts avec la police. "On ne cherche pas les ennuis avec les forces de l’ordre. Nous voulons juste défendre la nature", rappelle Maurice, un porte-parole du mouvement. Pour Vincent Magnus, la situation actuelle ne doit pas non plus être facile à vivre, même si cela fait partie de son métier. "Comment je le vis ? En tant que politicien, cela fait partie du job. Sinon, il faut changer de métier. Ce qui me préoccupe le plus ici, c’est la sécurité des personnes. Mais vous savez, la situation des Zadistes à Arlon, je n’en rêve pas non plus la nuit. Chaque année, la ville organise de grandes manifestations culturelles, comme la fête du Maitrank, la retransmission des matches de football sur écran géant ou le marché de Noel par exemple. Ces moments à gérer sont quand même plus stressants que l’évacuation de quelques militants."

L’image de marque d’Arlon en prend aussi un coup. Et depuis le début du mouvement zadiste, le bourgmestre est sollicité de toutes parts. "On en parle aussi à l’étranger. Je reçois des demandes d’interview venant de France. Même la chaîne de télévision américaine Bloomberg News souhaite me rencontrer pour parler de la ZAD (NDLR : Zone à Défendre). C’est normal. Le sujet est sensible et il intéresse la population. J’espère que les choses vont s’apaiser une fois les Zadistes partis. Car cela doit se terminer le plus tôt possible", conclut-il.

L.T.