La 1e édition du Summer break montois a commencé sur le site des anciens Abattoirs

Période de festivités pour les élèves du secondaire, la fin du mois de juin amène aussi son lot de mésaventure. Ainsi, cette année et pour la première fois, le service de prévention de la ville de Mons a décidé de mettre en place un Summer break. L’idée est simple : proposer un espace de rencontre entre les jeunes durant la journée et ce, pendant trois jours. Le site des anciens Abattoirs a donc été ciblé pour organiser ces trois jours.

L’événement s’inscrit dans le cadre de la semaine blanche, c’est-à-dire la période entre la fin des examens et la proclamation des résultats. “Nous avons remarqué que pendant ces journées, la consommation d’alcool et de drogues auprès des jeunes augmentait particulièrement, explique Melody Maiquez, psychologue au service de prévention. Les jeunes traînent dans les parcs et boivent souvent plus que ce qu’ils ne peuvent supporter”.

Dans une démarche de promotion de la santé et de réduction des risques liés à l’usage de drogues et alcool, l’idée est donc née d’offrir aux jeunes la possibilité de décompresser en toute sécurité. “Nous avons constitué un petit groupe afin de connaître l’avis des jeunes. Nous avons également réalisé une enquête pour savoir s’ils étaient demandeurs de ce type d’activités. Et grâce à un subside de la Communauté française, nous avons mis en place les trois jours”.

Ainsi au programme : des ateliers zumba, graffs, escalade, des cours de hip-hop, des sets de DJ, un kicker géant et quelques concerts sont accessibles gratuitement dans la cour du site. Si il n’y a pas de bar à alcool, les boissons alcoolisées ne sont pas interdites mais avec quelques conseils de prévention.

“Nous essayons ainsi d’éduquer les jeunes à avoir une consommation plus responsable vis-à-vis des boissons alcoolisées. Les équipes de l’Espace Synapse et du Programme de Prévention des Assuétudes sont d’ailleurs présentes pour les sensibiliser”. La première journée a été assez calme, il faudra encore attendre quelques heures pour savoir si la sauce va prendre chez les futurs diplômés !



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