Ça va finir par devenir un hobby. Une fois de plus, le bourgmestre de Mons pousse un coup de gueule contre le fédéral. Dans la ligne de mire de Nicolas Martin cette fois-ci, le centre 101 qui prend les appels d'urgence. Le mayeur a de quoi voir rouge, alors que des temps d'attente anormalement longs ont été signalés à plusieurs reprises la semaine dernière.

"Le 101 est un centre de la police fédérale qui est basé à Mons pour la province du Hainaut", explique Nicolas Martin. "Nous avons connu récemment de gros problèmes dans les délais de réponse, avec des temps d'attente allant parfois jusqu'à 20 minutes. Or, c'est le numéro qu'il faut appeler si on est en situation de danger, le 101 dispatche ensuite vers les polices locales. Mais 20 minutes, c'est très long."

Ce n'est pas la première fois que des problèmes sont signalés dans le centre du Hainaut. Le manque d'effectifs et la surcharge de travail ont déjà été dénoncés. En février encore, le ministre de l'Intérieur annonçait des solutions pour soulager la surcharge des calltakers hennuyers qui devaient assumer la moyenne la plus élevée du pays, avec 150 appels par jour. Le problème se poserait-il à nouveau? "Je vais en tout cas interpeller le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem. Je ne vise pas les agents. Le fédéral doit investir pour retrouver des délais plus respectueux de la population", poursuit Nicolas Martin. "La police locale reçoit de plus en plus de plaintes de citoyens qui ne font pas la distinction avec le 101. Ça devient problématique, il en va du crédit des autorités publiques."

Pour le bourgmestre de Mons, le fédéral doit remplir sa part. "En matière de sécurité, tout le monde doit faire sa part du travail. La Ville de Mons a investi pour recruter des policiers et résoudre les problèmes d'effectifs. Le fédéral doit aussi prendre ses responsabilités et investir dans le 101 qui est un maillon important de la chaîne."