Plus qu’une visite de courtoisie

Elio Di Rupo (PS) a répondu à l’invitation de la CGSP en visitant les ateliers SNCB de Cuesmes.

Robin Sanna
DI RUPO AUX ATELIER DE LA SNCB A CUESMES
DI RUPO AUX ATELIER DE LA SNCB A CUESMES ©AVPRESS

Elio Di Rupo (PS) a répondu à l’invitation de la CGSP en visitant les ateliers SNCB de Cuesmes.

En activité depuis la fin du 19 e siècle, l’atelier central de la SNCB, dit " l’Arsenal " a connu bien des retournements de situation au fil de ces dernières années. À l’aube de 2010, le ministre fédéral des Entreprises publiques de l’époque, Steven Vanackere (CD&V), prédisait le pire pour l’atelier montois. Les plus pessimistes annonçaient même la fermeture de la manufacture pour 2012.

Depuis, une importante reconversion s’est opérée. Près de 10 millions d’euros ont d’ailleurs été investis à Cuesmes. "Avant, nous entretenions uniquement les wagons, dorénavant nous rénovons essentiellement les voitures", explique le président de la CGSP, Michel Abdissi. "Aujourd’hui, avec la privatisation, nous n’avons plus beaucoup d’espoir de voir fleurir sur notre sol des investissements".

La rencontre d’hier avec Elio Di Rupo a donc été l’occasion de faire part des inquiétudes du syndicat et de la direction des ateliers. "Nous souhaitons juste garder nos emplois. Le futur n’annoncera rien de bon si des investissements ne sont pas réalisés. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous voulons interpeller les autorités maintenant avant qu’il ne soit trop tard".

En 2010, une première étape a donc été franchie pour l’atelier montois. Mais selon Michel Abdissi, elle ne serait pas suffisante. "Il faut lutter contre la libéralisation. Nous voulons tout simplement que la charge de travail soit partagée équitablement à travers le pays. Ce ne sera pas simple et il faudra certainement en découdre."

Une difficulté que le Premier ministre a entendue. "Il faut continuer à accroître les activités et tout faire pour que la SNCB reste une entreprise publique", a expliqué le Premier ministre devant les 162 travailleurs. "Il n’est pas sensé d’investir des milliards en ne prenant en compte que les critères d’efficacité. Il faut prendre en compte de la dimension politique et sociale. Il ne faut pas penser qu’à l’efficacité sinon, sans quoi, il faudrait voir si le salaire des grands patrons reflète leur efficacité".


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