Saint-Ghislain: un conseiller de l’opposition relance le débat sur le home Les Colombes

François Roosens dénonce "une politique à double vitesse" suite à la fermeture d'un home dans le Tournaisi.

Emeline Berlier
Saint-Ghislain: un conseiller de l’opposition relance le débat sur le home Les Colombes
©Vivreici.be

François Roosens dénonce "une politique à double vitesse" suite à la fermeture d'un home dans le Tournaisi.

Mercredi, il était difficile de passer à côté de la décision du ministre wallon de la santé et de l’action sociale, Maxime Prévot (CdH), de procéder à la fermeture immédiate d’une maison de repos de Gaurain-Ramecroix (Tournai). Dans notre région, cette actualité a poussé un conseiller communal indépendant de Saint-Ghislain à réagir.

Via un communiqué de presse intitué « Fermeture d’une maison de repos privé à Tournai, ou comment la Région Wallonne pratique une politique à double vitesse… Que vous soyez puissant ou misérable », François Roosens a une nouvelle fois dénoncé la situation du home Les Colombes, géré par le CPAS saint-ghislainois.

« De 2006 à nos jours, le home Les Colombes est au centre des polémiques : situé en zone Seveso, maltraitances, accidents, agressions, vols, plaintes de résidents et de familles, bâtiment vétuste et ne respectant pas les normes, etc. Année après année, dérogations après dérogations, emplâtres sur emplâtres, le home est toujours en activité et seul le courage et le dévouement d’une grande partie du personnel permet encore son fonctionnement ».

Aujourd’hui, le conseiller dénonce un système à double vitesse. « Suite à mes dénonciations perpétuelles et un courrier adressé au Ministre Prévot, il y a un an, le home a fait l’objet de questions qui ont pu être relayées au Parlement Wallon. Il était question de responsabilités quant aux manquements dénoncés mais aussi de dégager des subsides promis depuis des années afin de construire un nouvel établissement, subsides que la Région Wallonne a gelés jusqu’à la mandature suivante au minimum ».

Et de se questionner sur ces « choix politiques ». « Les maisons de retraite publiques bénéficient-elles d’un passe-droit ? Les normes peuvent-elles être à géométrie variable en fonction de l’exploitant de ces maisons de repos ? Les dérogations d’exploitation peuvent-elles être accordées, prolongées au-delà de toute raison en fonction de la majorité en place dans une commune ? ».

Le conseiller attend désormais « une prise de responsabilité du ministre ».

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