Monnier: "Merci à Soignies de me confier la P1"

Stéphane Monnier succédera à Julien Gordillo à la tête de Soignies Sports "un an trop tôt, selon moi".

Interview > Nathalie Dumont
Monnier: "Merci à Soignies de me confier la P1"

Stéphane Monnier succédera à Julien Gordillo à la tête de Soignies Sports "un an trop tôt, selon moi".

Un an après avoir repris la P4 de Soignies suite à sa non-polongation au Pàc/Buzet, Stéphane Monnier fait le grand saut pour retrouver, à 43 ans, la P1 en reprenant les rênes d’un club qui a encore la gueule de bois après l’échec du titre et de la montée en D3 alors que tout était réuni.


Comment appréhendez-vous cette prise de fonction ?

"Il faut d’abord panser les plaies du comité. Footballistiquement et moralement, tout le club a pris un coup et on n’en sort pas indemne. Heureusement, au niveau de l’effectif, nous ne perdons que quatre joueurs (Duchatelet, Lagneau, Bonny et Lefebvre). Le seul élément manquant justement, ce sera Julien."


Vous auriez pu en tout cas être son T2 sans cette fin de saison incroyable…

"Julien parlait plus d’un binôme et d’un T1’ mais on appelle ça comme on veut. En tout cas, selon moi, je lui succède un an trop tôt."


Pourquoi ?

"Quand je suis arrivé à Soignies, j’avais proposé de prodiguer des entraînements spécifiques pour la défense notamment, et puis finalement, j’ai repris la P4. Je n’ai donc pas pu le suivre dans ses briefings ou débriefings mais je l’affirme, c’est un grand monsieur ! Avec lui, on ne peut qu’apprendre. Il mérite qu’on lui rende hommage. Il ne sera plus là mais je compte m’en inspirer. Merci en tout cas à Soignies de me confier l’équipe."


Votre arrivée chez les Carriers s’était en tout cas bien passée il y a plusieurs mois.

"Même si je suis originaire de Silly, la famille a des liens avec Soignies, que ce soit le boulot ou l’école ou le sport. Ici, j’ai découvert un club structuré où je me suis lié d’amitié avec le manager et j’ai surtout la chance d’être entouré alors qu’à Pont-à-Celles, je faisais un peu ce que je voulais. Mais j’avais besoin de disposer de cet entourage."


Existe-t-il une touche, une patte Stéphane Monnier ?

"Je suis un adepte du beau jeu. Je préfère voir mon équipe évoluer à la Barça que comme l’Islande, par exemple. Je suis donc plutôt porté vers l’offensive. D’ailleurs, durant mon passage comme entraîneur au PàC, on me disait que j’avais la plus belle équipe, mais on perdait. C’est d’ailleurs totalement opposé au style de joueur que j’étais. Formé à l’école flamande, je prônais la discipline dans un style stéréotypé. Du coup, j’apporterai ça aussi dans mon coaching. Allier la discipline à la beauté du foot et en étant créatif."


Quelle sera votre ambition ?

"Pour l’instant, Soignies est encore en deuil, ne nous le cachons pas. En tout cas, j’ai hâte de commencer la préparation. Maintenant, il est clair que faire mieux que cette saison sera difficile. Sinon, c’est d’être champion. Comme cette défunte saison, on ne va pas se mettre de pression et voir match par match."


Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be