Communales 2018 à Mons: Di Rupo ne sera pas échevin dans l’équipe de Martin

Ecolo est fortement pressenti pour entrer dans la majorité et la renforcer de ses six sièges

Caroline Tichon
Communales 2018 à Mons: Di Rupo ne sera pas échevin dans l’équipe de Martin

Ecolo est fortement pressenti pour entrer dans la majorité et la renforcer de ses six sièges

Le premier échevin Nicolas Martin (PS) était attendu au tournant. S’il ne décrochait pas le meilleur score de la liste majoritaire, son avenir à Mons était incertain. Les urnes ont parlé. Et le voilà désormais premier citoyen montois, ayant battu à la régulière (avec un peu plus de 3.000 voix de préférence) la machine à voix Elio Di Rupo, bourgmestre sortant de trois mayorats. Nicolas Martin est aussi 4e au hit-parade wallon. À Mons, le président du PS réalise néanmoins le 2e score de la liste, le 5e au hit-parade wallon.

Dès lors, peut-on envisager le voir prendre un échevinat ? Car si Di Rupo a perdu des plumes (il a fait la moitié de son score d’autrefois), il pourrait revendiquer une écharpe. "Je ne le pense pas," rétorque Nicolas Martin. "Il a clairement dit qu’il voulait se concentrer sur la présidence du parti et les prochaines élections. D’autant plus que le décumul des mandats va s’imposer à lui. Je pense que la question ne se pose pas."

Reste qu’avec plus de 7.000 voix de préférence, Elio Di Rupo conserve un certain poids. Qui va commander dans les coulisses ? "Je dispose de la légitimité et de la confiance de la population pour conduire la politique sur base de laquelle j’ai été élu. Il y a aussi l’autonomie communale. La question ne se pose pas. J’ai aussi été bourgmestre faisant fonction et chacun a pu voir que je dirigeais la ville à ma manière."

Le PS est en majorité absolue mais d’un siège seulement et c’est son partenaire de liste Citoyen qui le "sauve". Ouvrir la majorité, Nicolas Martin le fera plus que certainement. Déjà pour s’assurer une majorité forte basée sur un pacte presque scellé dans le bronze. Ensuite, parce que cela éviterait au PS de mettre en place sa politique dans un total affrontement. Les verts sont dans la shortlist mais les négociations ne seront pas si simples. Le PTB est une possibilité mais ses trois sièges ne seront pas suffisants. Idem avec le CDH-Agora et ses deux sièges. Pour une bipartite, ce serait plus avec Ecolo. Pour une tripartite, les choix sont un chouïa plus nombreux.

Quid des onze sièges de MeM et donc de Bouchez ? "Sur le plan personnel, sa manière de travailler a déjà posé des difficultés. Éliminer les questions de fond au profit d’attaques personnelles, ce n’est pas mon style. Ce serait donc difficile de travailler avec cette personnalité. J’espère d’ailleurs que nous allons retrouver un climat plus apaisé."

Former un pacte de majorité avec un autre parti est au menu des prochains jours, même des prochaines semaines. Le nouveau bourgmestre n’a manifestement pas l’intention de brûler les étapes, au risque aussi de créer trop de mécontentement parmi les siens.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be