Communales 2018 à Mons: Le PTB ne servira pas d'alibi au PS

Par un "acte citoyen", Lucie Giunta, la nouvelle élue PTB, avait refusé de serrer la main du ministre Francken

C.Ti.
Communales 2018 à Mons: Le PTB ne servira pas d'alibi au PS
©AVPRESS

Par un "acte citoyen", Lucie Giunta, nouvelle élue PTB, avait refusé de serrer la main du ministre Francken.
La recherche du PS d’un partenaire afin de constituer un pacte de majorité à Mons n’a pas encore véritablement commencé même si des appels du pied sont faits chez Ecolo, cdH et PTB. Ce dernier parti vient de décrocher trois sièges à Mons, soit deux de plus qu’en 2012. Le pari de John Beugnies (942 voix de préférence contre de 258 en 2012) est remporté puisqu’il avait clairement annoncé qu’il souhaitait siéger avec au minimum un conseiller de plus. Au final, c’est entouré de deux conseillères que John Beugnies siégera. La première est Lucie Giunta (359 voix de préférence) et la seconde est Thérèse Michels (296 voix). Lucie Giunta a récemment fait fort parler d’elle sur les plateaux télévisions en raison de son refus de serrer la main du ministre NV-A Théo Francken qu’elle a croisé en coulisse lors du débat électoral sur les communales sur RTL TVi. Son geste était néanmoins plus "citoyen" qu’électoraliste.

“Je suis dans un groupe de soutien aux sans papiers et c’est dans ce cadre-là que j’ai refusé de lui serrer la main,” nous confie-t-elle.“Mon engagement profond et citoyen est en faveur du groupe montois de soutien aux sans papiers. Mais ça n’avait rien à voir avec mon engagement au PTB. J’aurais agi de la même manière un an avant que je ne sois candidate à une élection.”

Comme Ecolo, le PTB est aussi appelé à négocier mais va-t-il se joindre à la table ? “Di Rupo a dit qu’il était prêt à discuter si nous propositions étaient réalistes… C’est plus une question de choix politiques que de réalisme. Nos propositions ont y croit dur comme fer. Nous irons discuter mais le mandat de nos militants et de nos électeurs est clair. Il s’agit de mettre en place notre vision de la ville. Des cadeaux en vendant de terrains à des promoteurs immobiliers, nous, nous n’en voulons pas. Cette logique de Citymarketing n’est pas notre vision.”

Résultat ? “Nous ne voulons pas être la 5e roue du carrosse et ne pas pourvoir appliquer notre vision. Ils n’ont pas besoin de nous pour mener leur politique. Et puis, on a eu l’exemple d’un partenaire comme le MR puis le cdH. À ce stade, le partenaire a eu peu d’influence. Nous ne servirons pas d’alibi au PS, plus fragile qu’avant. Les postes pour des postes ne nous intéressent pas.”

Le PTB a déjà ciblé deux points de rupture dans les négociations avec le PS. “Le logement social et arrêter la politique d’austérité dans l’administration.” Le PTB serait-il prêt à faire des concessions ? “Des compromis oui mais pas de compromissions. On ne va pas aller à l’encontre de notre idéologie. Nous voulons le pouvoir pour y mener une vraie politique de gauche. Nous ne trahirons pas nos électeurs, ni nos sympathisants.”

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