Communales 2018 à Mons: Le PTB déjà recalé du casting PS

Nicolas Martin, nouveau bourgmestre, veut du “sérieux” et de la “crédibilité”

C.Ti.
Communales 2018 à Mons: Le PTB déjà recalé du casting PS
©Montage DH/DR

Nicolas Martin, nouveau bourgmestre, veut du “sérieux” et de la “crédibilité”

Contrairement à ce qu’annonçait Elio Di Rupo (PS), le bourgmestre sortant de Mons, sur les plateaux de télévision, le PS dans la cité du Doudou ne rencontrera pas toutes les formations politiques. C’est le cas du PTB de John Beugnies ! Fort de ses trois sièges (contre un seul en 2012), le PTB à Mons n’a manifestement pas réussi à convaincre le PS, désormais mené par Nicolas Martin.

Le chef de file du PTB n’a d’ailleurs pas tardé de réagir à l’absence de carte d’invitation du PS. “Incroyable, j’ai entendu Nicolas Martin annoncer qu’il refusait même de parler au PTB”, regrette “profondément”le chef de file. “Je regrette que le PS non seulement ne comprenne pas mais méprise le signal clair des électeurs à Mons et ailleurs pour une remise en question de la politique menée actuellement. Le PTB a percé un peu partout et s’est renforcé à Mons parce que de plus en plus de gens veulent une rupture avec la politique libérale menée dans toutes les villes.”

John Beugnies ajoute qu “au lieu de rester dans la caricature et de continuer à dire “qu’il n’y a pas d’alternative réaliste”, les socialistes feraient mieux de se remettre réellement en question. Quoi qu’il en soit, qu’il sache que nous mènerons donc une opposition constructive et mobilisatrice pour faire entendre la voix des travailleurs et de tous les gens d’en bas au conseil communal et dans la rue.”

Le chef de file des socialistes a quant à lui pris sa décision. Il négociera avec Ecolo et cdH à Mons, pas avec le PTB et toujours pas avec Mons en Mieux. “Je discute avec des partis qui ont un programme sérieux et crédible pour l’avenir de la ville,” explique Nicolas Martin. “Je préfère m’en tenir à des partis sérieux comme Ecolo et le cdH. Le programme du PTB est tout sauf sérieux et crédible. À les écouter : soit je multiplie le budget de la ville par 50 soit j’augmente les impôts des citoyens de 130 euros par mois, soit je mets la ville en faillite.”

Le PTB progresse à Mons mais, selon le PS, ce n’est pas encore un raz-de-marée. “Et quand je vois leur attitude dans d’autres villes wallonnes ou à Bruxelles où ils mettent des conditions pour attirer l’attention sur eux dans le seul but de renforcer leur score, je n’ai pas envie de perdre du temps. Il s’agirait de discussions portant sur leur programme totalement fantaisiste et irréalisable. Moi aussi, je voudrais bien construire 8.000 logements sociaux à Mons mais pour faire cela, il faut un milliard d’euros !”


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