Mons-Centre: Les gérants de salles de sport dans les starting-blocks pour le déconfinement

Après de longs mois de fermeture incomprise, ils peuvent enfin reprendre du service.

Grégoire Lalieu
Mons-Centre: Les gérants de salles de sport dans les starting-blocks pour le déconfinement
©BELGA

Les préparatifs vont bon train dans les salles de sport. À partir de ce 9 juin, elles vont enfin pouvoir rouvrir leurs portes après de longs mois de fermeture forcée. Les autorités ont donné leur feu vert pour la reprise, mais sous certaines conditions. Et cela complique tout de même un peu la donne…

"Nous sommes heureux de pouvoir rouvrir évidemment, mais le protocole impose des mesures assez restrictives et pas toujours évidentes à mettre en place", commente Grégory Lecerf, gérant de l'Aramis Club à Nimy. "Heureusement, nous avons la chance d'avoir un club très grand dont plusieurs salles sont déjà équipées d'un système de renouvellement d'air. Mais nous ne pouvons pas utiliser les vestiaires, ce qui pourrait freiner le retour de certains affiliés. Et la période n'est pas idéale. Je pense que pour le moment, pas mal de gens vont surtout avoir envie de faire la fête entre amis pour profiter du soleil. Il va aussi y avoir les départs en vacances. C'est plutôt en septembre, quand il y aura quelques kilos à perdre, que l'on pourra espérer une reprise plus forte. En attendant, durant l'Euro, si nous obtenons les autorisations de la Ville, nous allons diffuser les matchs à l'extérieur sur écran géant."

Pour Mathieu De Middeleer, le confinement aura semblé interminable. Il avait ouvert une toute nouvelle box de CrossFit à Chapelle-lez-Herlaimont en juin dernier. Mais après quelques mois à peine, l'activité était mise au frigo, en plein envol. "On est content de pouvoir rouvrir, d'autant plus qu'en sept mois de confinement, nous avons eu moins de dix résiliations", explique Mathieu De Middeleer. "Dans un premier temps, j'avais gelé tous les abonnements, car nous avions eu assez d'inscriptions lors des premiers mois qui ont suivi l'ouverture. J'avais donc assez de liquidité pour tenir le confinement. Mais la fermeture a duré plus longtemps que prévu. Au mois de mars, j'ai commencé à me trouver à sec. Heureusement, j'ai pu compter sur le soutien de nombreux membres qui s'inquiétaient de voir la box faire faillite. Certains ont versé de manière volontaire une partie de leur cotisation, notamment pour les vidéos que nous proposions tous les matins. Ça nous a permis de tenir le coup. À présent, on espère pouvoir repartir pour de bon."

Ce long confinement aura tout de même laissé un goût amer dans les salles de sport. C'est le cas notamment à Body Design. "Nous avons été systématiquement les premiers à devoir fermer et nous avons été complètement oubliés", pointe Gianni Vairo, gérant de la salle basée à Saint-Symphorien. Il espère que l'activité va pouvoir reprendre pour de bon. Mais si d'aventure, la situation sanitaire devait se dégrader dans les prochains mois, le Montois attend des autorités qu'elles suivent la solution proposée par certains experts, à savoir un label covid. "C'était très frustrant, car on a décidé de fermer toutes les salles de sport en les mettant dans le même panier, alors qu'il y a des réalités différentes. Chez nous, bien avant la crise sanitaire, nous étions déjà drastiques sur l'hygiène. Nous avons en outre un système de ventilation mécanique contrôlée pour renouveler l'air. Et avec une surface de 1500 m2, nous avions largement de quoi accueillir un nombre limité de personnes en respectant de bonnes distances."

La fermeture indistincte de tout un secteur n'est pas la seule frustration que le confinement aura laissée. "En pleine crise sanitaire, on a empêché la pratique du sport, on a supprimé un vecteur de santé. C'est un non-sens", relève Grégory Lecerf de l'Aramis Club. "On a pourtant vu que ceux qui faisaient régulièrement du sport risquaient moins de développer des complications du coronavirus ou alors se remettaient plus vite. Nous avons tout de même profité du confinement pour aménager un nouvel espace de Crossftiness. Mais nous espérons vraiment ne plus devoir repasser par ce type de fermeture."

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