Aire d'accueil pour les gens du voyage à Mons: la ministre Morreale promet une concertation

Elle était interpellée par la député Jacqueline Galant.

E. Brl.
Aire d'accueil pour les gens du voyage à Mons: la ministre Morreale promet une concertation
©AVPRESS

À peine l’annonce avait-elle été confirmée qu’une levée de boucliers s’organisait déjà du côté de Jemappes, entité choisie par la ville de Mons pour aménager un terrain destiné à accueillir les gens du voyage. La commune a en effet été l’une des seules à répondre à un appel à projets lancé par la Région wallonne, qui dégagera ainsi un subside de 500 000 euros sur un budget total d’1,3 million d’euros. L’air, située derrière le Médiamarkt, comportera 50 emplacements de 200 m2 avec un accès à l’eau et à l’électricité et disposera de deux blocs sanitaires avec chacun dix cabines de douche/WC.

En séance plénière du parlement wallon, la députée-bourgmestre Jacqueline Galant (MR) a interpellé la ministre de l'action sociale et de l'égalité des chances, Christie Morreale (PS) afin de s'assurer de la bonne coordination des différentes parties concernées dans ce dossier. "Les interrogations des riverains, leurs questions sont légitimes compte tenu des récents événements", souligne la députée jurbisienne, faisant référence à des altercations entre des gens du voyage et un riverain du côté d'Harmignies.

"Malheureusement, à Mons, certaines personnes occupent de manière illégale des terrains privés, détournent des canalisations d'eau ou engendrent des coupures d'électricité. J'ai demandé à la Ministre si elle avait été concertée par rapport au projet de la ville de Mons et si des contacts avaient été pris avec les riverains." La ministre a répondu par la négative mais s'est engagée à prendre les dispositions qui s'imposent.

"J'ai pris connaissance de ce la problématique d'abord via les réseaux sociaux, plus particulièrement des tweets un peu caricaturaux et incendiaires qui stigmatisaient une communauté", déplore Christie Morreale. "On sait que la question des gens du voyage est sensible. Aussi, je pense que ce n'est pas en mettant de l'huile sur le feu que l'on avancera, au contraire, mais en travaillant en toute sérénité et en proposant des terrains adaptés, permettant un accueil de qualité."

Tout en tenant compte de la réalité de chacun. "L'environnement doit être pris en compte et les relations de voisinage sont importantes. Nous sommes conscients qu'un travail de cohésion sociale, d'intégration, de discussion doit être entrepris afin que les choses se passent au mieux. Au final, quand les conditions sanitaires sont positives et qu'en amont, la concertation a été organisée, les choses sont positives. C'est cette voie qui doit être privilégiée."

La ministre a ainsi précisé que des contacts bilatéraux seraient pris dans le cadre de ce projet, qui passe mal auprès de certains citoyens, et plus précisément ceux de Jemappes. Une pétition a même été lancée afin de réclamer à la ville de Mons « des explications sur la raison du choix du terrain, les détails du projet et sur les mesures d'encadrement qui seraient mises en œuvre si le projet venait à voir le jour." Jacqueline Galant a, de son côté, insisté sur les obligations à respecter de part et d'autre. "Si les pouvoirs publics mobilisent de tels montants pour l'accueil des gens du voyage, il faut que les gens du voyage paient les charges en matière d'eau courante, d'électricité et de traitement des déchets !"

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