Cinq ans de prison ferme pour un incendie volontaire à Mons

Le caractère criminel a été retenu, car l'expert judiciaire a relevé deux foyers et des traces d'un foyer accélérant.

Cinq ans de prison ferme pour un incendie volontaire à Mons
©GUILLAUME JC

La cour d'appel du Hainaut a supprimé, mercredi, le sursis partiel octroyé par le tribunal, division de Mons, à un incendiaire condamné à une peine de cinq ans de prison. Le ministère public n'a pas requis l'arrestation du prévenu à l'audience. N.P. est coupable d'avoir bouté le feu à la maison de l'un de ses amis, lequel l'avait hébergé après une nuit d'ivresse. Les faits ont eu lieu la nuit du 23 au 24 mars 2018 à la rue de la Procession à Mons. Le caractère criminel a été retenu, car l'expert judiciaire a relevé deux foyers et des traces d'un foyer accélérant.

Plus tôt dans la soirée, N.P. avait brisé le rétroviseur d'une Fiat 500 stationnée sur la rue d'Havré. Il avait ensuite tenté de voler une télévision dans un appartement de la chaussée du Roeulx, où il a bouté le feu à des journaux dans le hall d'entrée.

Entre 05h30 et 06h00, le fils du propriétaire de la maison de la rue de la Procession a été réveillé par l'odeur de fumées. Il s'est échappé par le toit et a pu sortir en passant par l'immeuble voisin. N.P. était parti, il lui a envoyé des SMS, l'informant que plusieurs hommes voulaient se venger d'eux et qu'il se cachait près du stade Tondreau.

Or, la téléphonie a démontré qu'il se trouvait à la gare de Mons à ce moment-là, ce qui a été confirmé par les caméras de vidéosurveillance. Il a donc eu le temps de bouter le feu et de prendre la fuite. A 05h54, N.P. avait envoyé un SMS à sa compagne, indiquant: "J'ai mis le feu, car c'est comme ça quand on m'énerve".

En appel, M.P. a contesté être l'auteur de l'incendie. "Nous avons eu une altercation avec des Albanais durant la soirée (?) Je ne vois pas l'intérêt de bouter le feu chez mon meilleur ami", avait-t-il déclaré.

Les arguments développés par son avocate n'ont pas convaincu la cour, laquelle a infligé une peine ferme à celui qui a déjà bénéficié de trois peines de travail depuis 2016 pour des faits de violence, des vols de cartes Pokémon et une fraude informatique en voulant vendre ces cartes.

"Depuis 2019, 23 dossiers ont été ouverts à son nom au parquet", avait indiqué l'avocat général.

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