Recotri: la Région wallonne refuse le permis

La Wallonie a suivi le Collège communal de Mons, qui avait remis un avis défavorable.

U.P.
Recotri: la Région wallonne refuse le permis
©AVPRESS

Les riverains de Recotri à Ghlin peuvent souffler: l’usine ne devrait pas s’étendre. La Région wallonne a en tout cas refusé à l’usine de concassage le permis d’extension que celle-ci avait sollicité.

Pour rappel, Recotri a déposé une demande de permis unique portant sur la création d’un centre de regroupement de terres excavées en vue de leur valorisation ainsi que la création et l’exploitation d’une centrale à béton de 23 mètres de haut. Au début de la procédure, le SPW avait jugé la demande comme étant recevable, tout en notant que des nuisances probables (bruit, pollution du sol, rejets atmosphériques…) mais “maitrisables, limitées dans le temps et réversibles” existent.

La demande de permis avait suscité une levée de boucliers de la part des riverains et mis une fois de plus en lumière la cohabitation difficile entre la zone d’habitat et la zone industrielle. Suite à la clôture de l’enquête publique et à l’analyse technique et des réclamations introduites par les citoyens, la Ville de Mons avait remis, début mars, un avis préalable défavorable à la demande de permis introduite par la société de concassage de déchets. La Ville avait procédé à une analyse sous l’angle de l’activité totale du site, et donc en ce compris les activités actuelles, leurs éventuelles nuisances et l’effet cumulatif que pourrait générer le nouveau permis.

La Région wallonne devait encore récolter les avis d’autres instances et, sur cette base, rédiger son rapport de synthèse. Celui-ci, également défavorable, a bien été soumis au Collège communal qui l’a examiné et a décidé de maintenir sa position en remettant un avis défavorable définitif.

Une bonne nouvelle

Pour l'échevin de l'Urbanisme Maxime Pourtois l'issue de ce dossier est une très bonne nouvelle : "Je me réjouis de constater que l'analyse de la Région Wallonne rejoint celle du Collège communal. En l'absence de zone tampon, la cohabitation de l'entreprise et les riverains, qui ont largement relayé leur inquiétude, a toujours été la principale préoccupation du Collège. Encore une fois, nous les avons entendus et nous avons été suivis par l'autorité wallonne, qui comme nous, considère que ce permis aurait été clairement et objectivement synonyme de plus de nuisances, nous avons donc fait barrage pour le bien de tous les riverains proches du site."

Le Bourgmestre Nicolas Martin complète : "Nous avons rencontré les riverains plusieurs fois et nous avons toujours appuyé leurs revendications, que nous estimions légitimes. En effet, l'entreprise est située à quelques mètres des habitations et la cohabitation est très problématique. Une extension aurait eu des conséquences très néfastes pour les habitants proches, alors que le volume de l'emploi est très faible. Nous sommes donc satisfaits que la Région wallonne ait suivi la position du Collège. L'analyse préalable du Collège était bien étayée et mettait clairement en lumière l'impossibilité d'agrandir le site et de conserver une relation de voisinage sereine avec les riverains, dont le droit à la quiétude est déjà sérieusement entamé avec l'activité actuelle."

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