Dans la peau de saint Georges ou d’un Chin-chin au musée du Doudou

En attendant la ducasse, vous pouvez apprendre à vous battre comme un diable au musée.

U.P.
Dans la peau de saint Georges ou d’un Chin-chin au musée du Doudou
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Envie de vous glisser dans la peau d’un Diable, d’un Chin-chin, voire de saint Georges ? C’est désormais possible au musée du Doudou. Depuis le début de cette semaine, les visiteurs peuvent découvrir un prototype interactif qui permet, grâce aux nouvelles technologies, de s’immerger dans des moments-clés de la ducasse. Le jeu permet aux visiteurs de reproduire des mouvements d’acteurs du Lumeçon, de reconstituer des costumes de personnages de la procession, de pousser le Car d’Or…

Cette expérience est le fruit d'études menées par Marine Lagasse, doctorante en psychologie et sciences de l'éducation à l'université de Mons, qui mène ses recherches en cotutelle avec l'université polytechnique de Valenciennes. Elle étudie les comportements et les attentes du public des musées. "La dynamique de l'expérience a été conçue à partir de mes enquêtes auprès de visiteurs afin de répondre à leurs attentes. Il en est ressorti que l'aspect social d'une visite pouvait prendre une place importante", explique-t-elle.

L'idée est donc de proposer un jeu impliquant plusieurs visiteurs, à la fin du parcours de visite. "L'objectif d'un jeu multijoueurs est de permettre un plus grand partage. L'hypothèse de base est que, quand on passe un bon moment ensemble, on mémorise mieux les informations et le contenu du musée." L'expérience se veut également sensorielle : "toute l'interaction se fait par les mouvements du corps et sans équipement", afin de rendre l'expérience encore plus marquante.

Le jeu est donc placé en fin de parcours. Son pitch : après plusieurs années sans Doudou, les Montois ont perdu leurs repères et s’emmêlent les pinceaux quand aux symboles, lieux et traditions. Saurez-vous les aider à tout remettre en ordre avant le grand jour?

Pour concevoir ce jeu, qui est en gestation depuis quatre ans, le Pôle muséal de Mons et Marine Lagasse se sont associés à différents acteurs issus du monde culturel et du monde académique. Le projet a notamment impliqués les Montois d’Hovertone et Numédiart pour la réalisation technologique tandis que le MuseumLab a apporté un soutien financier.

Cette expérience ludique trouve toute sa place au sein du musée du Doudou, qui se veut interactif et vise un public essentiellement familial. "C'est le musée le plus technologique et que nous devons faire évoluer de ce point de vue", confie Manuela Valentino, conservatrice des patrimoines Unesco à la Ville de Mons. Le cadre de la ducasse, participative par essence, s'y prête merveilleusement bien. Mais d'autres projets qui verront la technologie changer notre manière de visiter les musées verront le jour à Mons. Rendez-vous est notamment pris au Silex's de Spiennes, en septembre prochain.

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