Mons: 20 personnes protestent contre les attaques à la seringue (VIDEO)

Le rassemblement fait suite à une agression présumée dans un pub montois.

U.P.

Pluie battante, période d’examens, appel en dernière minute...les conditions étaient réunies pour que la manifestation visant à dénoncer les attaques à la seringue ne réunisse pas la grande foule. Cela s’est confirmé ce midi, où 20 personnes (essentiellement des militants Comac, PTB, JOC...) entourée par presque autant de journalistes se sont réunies devant un établissement de la rue de la Clef, près du Marché-aux-Herbes. Ce dernier est accusé d’avoir nié la parole d’une victime d’une piqûre, selon Alice Crucq, étudiante et coorganisatrice du rassemblement avec la militante Apolline Dupuis.

"Cela fait plusieurs semaines que ces témoignages circulent sur Facebook, mais aucune action concrète n’est prise par le politique. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le fait d’enterrer les victimes de la part du gérant du pub devant lequel nous avons commencé la manifestation."

Après une prise de parole devant le pub concerné, le petit cortège a pris la route de la Grand-Place et s'est arrêté devant l'hôtel de ville de Mons, scandant divers slogans appelant les autorités à prendre des mesures contre ce phénomène qui s'amplifierait. "Ça a pris vraiment de l'ampleur. En l'espace de trois jours, on a eu trois nouveaux témoignages. Tous les jours, au Marché-aux-Herbes, des agresseurs sont là et attendent des victimes. C'est inadmissible."

Les manifestantes revendiquent donc plus de sécurité dans les bars, avec des caméras et des agents de sécurité qui veillent au grain, que les victimes soient prises au sérieux, mais surtout une action de la part des responsables politiques. "Nous demandons des sanctions à l'égard des agresseurs et un meilleur accompagnement des victimes de la part de la police, avec un poste adapté à ce genre de situation." A quelques heures du Doudou, les manifestantes demandent qu'une attention particulière soit prêtée à ce phénomène. Ce qui sera le cas, a assuré la police de Mons-Quévy, lors de son briefing pré-ducasse. Ses services se sont accordés avec le parquet pour traiter prioritairement les éventuelles plaintes d'agressions à la seringue.

Les responsables du pub visé par la manifestation n'ont pas souhaité réagir. Hier dans nos colonnes, l'un d'eux expliquait avoir appris l'incident présumé "à travers les réseaux sociaux avec parfois des informations contradictoires. Des gens nous sont tombés dessus depuis, toujours sur les réseaux sociaux. J'ai un associé qui a été menacé." Le responsable affirmait encore ne pas prendre le problème à la légère et que des dispositions seront prises.

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