La ministre de l’Intérieur ouverte à un retour des casernes de protection civile dans le Hainaut

Une étude d’évaluation de la réforme de la protection civile a également été lancée.

F.D.
La ministre de l’Intérieur ouverte à un retour des casernes de protection civile dans le Hainaut
©FLEMAL JEAN-LUC

Les accidents à répétition survenus il y a quelques semaines sur la E19-E42 ont poussé les autorités politiques à remettre en question l’absence de protection civile en Hainaut. Cette absence s’est cruellement fait ressentir lors des accidents survenus à Jemappes et Nimy où la protection civile a mis près de deux heures pour arriver sur les lieux. La députée-bourgmestre, Jacqueline Galant, a interrogé le ministre-président de la Région wallonne, Elio Di Rupo, afin de connaître son avis sur la question et voir si des contacts avaient été pris avec la ministre de l’Intérieur. Dans le même temps, elle l’a interrogé sur les actions mises en place pour sécuriser les riverains des usines SEVESO dont une avait subi un incendie de cuve il y a quelques semaines.

Le ministre-président de la Région wallonne s'est d'ailleurs montré plutôt rassurant sur le sujet. "La Ministre de l'Intérieur a commandité une étude d'évaluation de la réforme de la protection civile, qui a débuté en décembre 2021. Elle est réalisée par l'Université d'Hasselt en collaboration avec l'Université de Liège. Un comité de pilotage, dans lequel siègent des représentants des zones de secours, de la Protection civile et des polices fédérale et locale, accompagne l'équipe universitaire. Cette évaluation comprend deux volets", indique Elio Di Rupo. "Le premier est une enquête sur les interventions de la protection civile en support de ses partenaires. Le second concerne l'implantation des unités opérationnelles de la protection civile basée sur un certain nombre de scénarios. La ministre Verlinden, questionnée récemment au parlement fédéral, n'a pas fermé la porte à un retour de certaines casernes dans des régions comme le Hainaut."

Un retour de certaines casernes dans le Hainaut est donc possible. Si un avis de la Région wallonne était sollicité dans ce cadre, le ministre-président, Elio Di Rupo, se baserait sur le rapport final, attendu dans le courant du mois de juillet, et sur les propositions de la ministre de l’Intérieur pour se positionner.

En ce qui concerne la sécurité aux abords des usines Seveso, un accord de coopération a été conclu entre l'État fédéral, la Région flamande, la Région wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale. Cet accord coopération est entré en vigueur le 10 juin 2016 et transpose la directive européenne SEVESO III et la Convention d'Helsinki dans le droit belge. Cette directive comporte notamment l'obligation pour l'exploitant de l'entreprise de prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir les accidents majeurs et d'en limiter les conséquences, d'établir et de mettre en œuvre une politique de prévention et d'établir et de mettre en œuvre un plan d'urgence interne.

Des programmes d'inspection, se composant d'inspecteurs régionaux et fédéraux, permettent également le contrôle régulier des entreprises SEVESO. Ces dernières doivent d’ailleurs obtenir un permis d'environnement avant de pouvoir débuter leurs activités et mettre en place une campagne d'information tous les cinq ans. Les gouverneurs des provinces sont quant à eux chargés d'élaborer le plan particulier d'urgence et d'intervention SEVESO pour les entreprises à seuil haut.

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