Le vignoble de Saint-Symphorien partiellement saccagé par des sangliers

La surpopulation de sangliers continue de provoquer des dégâts.

U.P.
Le vignoble de Saint-Symphorien partiellement saccagé par des sangliers
©D.R.

La surpopulation de sangliers continue de faire des ravages. Un agriculteur de Saint-Symphorien en a récemment fait à nouveau l'expérience. Franck Van den Bulke s'est lancé il y a quelques mois dans la création d'un vignoble biologique et a récemment planté près de 16 000 pieds de vigne à la tarière. Un travail lourd qui a été partiellement saccagé par des sangliers venus se promener sur son terrain.

"Ils sont venus plusieurs fois ces dernières nuits pour chercher de la fraîcheur dans les copeaux qui sont disposés au pied des vignes. Mais ils cherchent aussi à manger dans ces copeaux et ils bourrent avec leur groin, déterrant les pieds de vigne et cassant les rameaux", explique l'agriculteur quelque peu dépité.

Résultat: une bonne centaine de pieds de vigne ont été abîmés, selon une première évaluation. Sur 16 000 pieds plantés, cela peut sembler peu, "mais à 5 € le pied, c'est déjà un certain préjudice." Comment se prémunir de futures incursions? C'est la problématique à laquelle sont confrontés tous les agriculteurs, et qui ne trouve pas de réponse définitive. "La nuit, je vais venir 2-3 fois pour faire le tour de la parcelle et klaxonner pour tenter de faire fuir les bêtes." Parallèlement, Franck installe une clôture électrique entre sa passerelle et le site de la carrière d'Harmignies, où les sangliers ont élu domicile. 2600 euros de frais dont il se passerait bien et du temps perdu qu'il pourrait consacrer à autre chose.

La prolifération de sangliers est devenue un problème global, qui touche l'ensemble de la Wallonie, mais aussi les régions limitrophes, suite à des relâches de bêtes. Ces suidés n'ont cessé de proliférer et de se rapprocher des zones urbanisées au point de se retrouver dans les jardins de particuliers. Au niveau wallon, la députée-bourgmestre de Jurbise Jacqueline Galant a interpellé plusieurs fois le gouvernement concernant cette problématique touchant notamment la région de Mons-Borinage.

En mai dernier, le ministre wallon de l'agriculture et de la chasse Willy Borsus faisait savoir par voie de communiqué que "la lutte contre la surpopulation de sangliers en Wallonie reste la priorité." Les conseils cynégétiques des territoires aux populations les plus denses ont été incités à adopter un plan de tir pour abattre un certain nombre de sangliers. Un objectif global de 24 756 sangliers avait été fixé en début de saison. 94% de celui-ci a été atteint. Mais force est de constater qu'il y a encore du travail.

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