Hainaut: L'horeca souffre du manque de personnel

Certains établissements doivent réduire leurs horaires ou le nombre de services.

G.La
Hainaut: L'horeca souffre du manque de personnel
©BELGA

C'est l'une des conséquences de la pandémie, l'horeca ne suscite plus beaucoup de vocations. Le secteur a subi de longues périodes de fermeture sous le coup des mesures sanitaires. Si bien que bon nombre de travailleurs se sont trouvé un nouveau métier. Et très peu se risquent à assurer la relève.

On constate donc un peu partout un manque de main-d'œuvre. Le Hainaut n'échappe pas à la règle. Et cela a un impact fortement dommageable pour tous ces restaurateurs et autres cafetiers qui avaient déjà sévèrement trinqué durant la pandémie. Aujourd'hui, si les mesures sanitaires ne les empêchent plus de travailler normalement, c'est le manque de bras qui leur met des bâtons dans les roues.

"On le ressent très fort, dans toutes les régions, y compris le Hainaut", explique Luc Marchal, président de la fédération Horeca Hainaut. "Certains traiteurs doivent faire appel à des équipes qui viennent de l'étranger. Des restaurants et des brasseries doivent diminuer le nombre de services et leurs horaires pour supporter cette diminution de personnel."

Les vacances arrivent et avec elles, leur lot de jobistes. Mais pas sûr que les étudiants pourront apporter une réelle bouffée d'oxygène à l'horeca, même s'ils sont nombreux à Mons. "Quelle que soit la qualité des étudiants, ce n'est pas la même chose que d'avoir du personnel qualifié et expérimenté. Le recours aux jobistes s'accroit évidemment, mais il faut tout de même du personnel l'encadrer. Par ailleurs, dans des régions très touristiques comme le Hainaut, de nombreux secteurs cherchent des étudiants pour l'été. Difficile de savoir si tout le monde trouvera chaussure à son pied."

L'an dernier, Horeca Forma Wallonie s'était associé au Forem pour proposer des formations accélérées d'aides en salle et d'aides en cuisine. "Nous avons discuté l'idée de relancer cela prochainement", poursuit Luc Marchal. "Dans les formations classiques, on observe aussi une désaffection du public. Beaucoup de personnes se disent que c'est trop risqué de se lancer dans ce secteur, car on pourrait assister à un retour du covid. Tout le monde est inquiet, à commencer par les scientifiques. Mais les professionnels du secteur horeca le sont sans doute tout autant. Actuellement, on a tous un proche, dans notre famille ou nos amis, qui a chopé le covid. Nous avons évidemment peur que ça reprenne cet automne. Vendredi, nous allons d'ailleurs interpeller des ministres fédéraux pour savoir ce qui est prévu en cas de recrudescence."

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