Les conditions de détention à la prison de Mons ne sont "ni inhumaines, ni dégradantes"

Les conditions de détention à la prison de Mons sont régulièrement dénoncées par les détenus et leurs proches ainsi que par le personnel.

Les conditions de détention à la prison de Mons ne sont "ni inhumaines, ni dégradantes"
©DR

La chambre des mises en accusation du Hainaut a estimé, dans un arrêt rendu mardi, que les conditions de détention à la prison de Mons ne sont ni inhumaines, ni dégradantes, a indiqué Me Fabrice Vinclaire à l'agence Belga. L'avocat a plaidé, mardi matin, la libération de l'un de ses clients, détenu à Mons, en mettant en avant un rapport rédigé par un huissier de justice qui est allé visiter la prison, la semaine dernière. Ce rapport était accablant: vétusté, surpopulation, présence de rats et de punaises de lits, etc.

Un pourvoi en cassation est à l'étude. En attendant, le détenu sera transféré à la prison de Namur.

La semaine dernière, l'avocat avait déposé une requête demandant au président du tribunal de première instance de Mons d'envoyer un huissier à la prison de Mons, afin de constater les conditions difficiles dans lesquelles vivent les détenus. Ces conditions sont régulièrement dénoncées dans la presse, notamment par le personnel qui travaille au sein de la prison.

L'huissier a visité les cuisines de la prison et a constaté la présence visible de crasses et d'insectes, les pannes de plusieurs instruments de cuisine et une chaleur anormalement élevée dans une pièce réfrigérée. Selon l'avocat, la chambre des mises en accusation déplore qu'aucun contrôle de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) n'ait été effectué.

Les cellules ont également été visitées par l'huissier, lequel avait noté dans son rapport que deux détenus occupaient une cellule prévue pour accueillir une seule personne. Les détenus se plaignaient de la présence de punaises de lit. L'avocat rapporte que la chambre des mises en accusation n'a pas pu se prononcer sur ce point, faute de photos prouvant la présence de ces insectes hétéroptères.

"Je n'en reviens pas", a déclaré l'avocat, qui estime que le parquet a fait aveu de faiblesse en transférant son client à la prison de Namur.

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