ORES ne peut plus exploiter les bornes électriques de la région Mons-Borinage/Centre: la majorité d'entre elles sont désormais hors-service

Elles pourraient être reprises par un autre exploitant mais la situation n'est pas encore tranchée pour la plupart d'entre elles.

ORES ne peut plus exploiter les bornes électriques de la région Mons-Borinage/Centre: la majorité d'entre elles sont désormais hors-service
©AVPRESS

En 2016, plusieurs communes des régions de Mons-Borinage et du Centre décidaient de collaborer avec ORES, opérateur des réseaux gaz et électricité, afin de permettre l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques accessibles au grand public sur leur territoire. Jurbise était alors la quatrième commune, après Waterloo, Nivelles et Gosselies, à passer le cap. Frameries et Saint-Ghislain avaient emboité le pas quelques mois plus tard.

Six ans plus tard, la législation a changé et les bornes ne sont plus en service. "Un changement de décret est intervenu au niveau régional. Il a été prévu que la gestion des bornes électriques ne soit plus une prérogative d'ORES, nous n'avons donc plus la possibilité de les exploiter", explique Annabel Vanbéver, porte-parole du gestionnaire. "Lorsque nous avons pris connaissance de ce changement, nous avons pris contact avec les communes concernées afin de leur expliquer les changements à venir."

Plusieurs possibilités s'offrent désormais à elles. "La commune peut décider de reprendre la gestion de la borne à sa charge, la mettre momentanément en service en attendant éventuellement une reprise, la remplacer par une borne de nouvelle génération ou, finalement, la mettre hors service et la démonter." Cette communication est tombée en mai dernier et à ce jour, plusieurs décisions sont encore en suspens.

"Les bornes électriques de Frameries, Saint-Ghislain et Jurbise dans la région de Mons-Borinage et de Chapelle-lez-Herlaimont et de La Hestre sont masquées. C’est-à-dire qu’elles sont pour l’instant sous un statut provisoire : soit un repreneur est trouvé pour en assurer la gestion, soit elles seront démontées. La borne de Quaregnon a été reprise par l’administration communale mais elle est pour l’instant toujours masquée car un repreneur doit être trouvé pour en assurer l’exploitation."

Il en est de même pour la borne de Binche. La borne de Soignies a quant à elle été reprise et est toujours en service. "Il ne nous appartient plus de suivre le devenir de ces bornes. Peut-être qu'entre la communication du premier choix de la commune et aujourd'hui, le statut desdites bornes a évolué. Nous ne sommes pas censés être tenus au courant, mais dans la majorité des cas, on peut supposer que la situation est toujours transitoire."

Pour ORES, l’opération aura finalement été relativement vaine. Deux ans après l’installation des bornes dans la région, très peu d’entre elles avaient été utilisées. De juillet 2016 à février dernier à Saint-Ghislain, seules 39 recharges ont été enregistrées. À Frameries et à Soignies, ces chiffres descendaient respectivement à 30 et à 20. À Jurbise, pourtant l’une des premières communes à avoir franchi le pas de l’incitation électrique, seuls 12 rechargements avaient été comptabilisés.

Il faut cependant bien garder à l’esprit qu’à cette époque, la mobilité alternative n’en était encore qu’à ses débutés. L’utilisation des bornes aurait donc pu exploser, même si la majorité des propriétaires de véhicules électriques disposent d’une borne de rechargement à domicile ou sur leur lieu de travail.

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