Retour du Thalys à Mons : l’opposition y est peu favorable mais exige une offre ferroviaire de qualité

Majorité et opposition se sont finalement accordées sur la nécessité de peser de tout leur poids sur d’autres niveaux de pouvoir.

Mons / la ligne à grande vitesse Thalys empruntant la dorsale wallonne ...
Le retour du Thalys à Mons est espéré par la majorité PS-Ecolo. ©AVPRESS

Rejoindre Paris au départ de Mons, c’était possible jusqu’en 2015 via le Thalys, ça ne l’est plus aujourd’hui. Fin octobre, la majorité PS-Ecolo annonçait son intention de faire pression sur le ministre fédéral des transports, Georges Gilkinet (Ecolo) afin qu’une solution soit trouvée… D’autant que la liaison Mons-Aulnoye est amenée à disparaître avant la fin de cette année. La Cité du Doudou ne bénéficiera donc plus d’aucune liaison transfrontalière.

Ce mardi, le conseil communal de Mons était invité à se soutenir une motion visant à réclamer le rétablissement d’une ligne directe vers la capitale française. Un non-sens selon Georges-Louis Bouchez (Mons en Mieux), qui estime que rétablir le Thalys représente un gouffre financier. “Lors de son dernier jour d’exploitation, quelques dizaines de personnes seulement étaient à bord”, a-t-il rappelé. “Il faut raisonner et prendre en compte le coût en comparaison avec ce que cela apporte.”

Pour le réformateur, plaider pour un retour du Thalys à Mons ne doit pas être une priorité. “On devrait plutôt faire pression pour que l’offre de trains vers Bruxelles, en heure de pointe, soit enfin revue à la hausse. Augmenter la qualité de l’offre à tous les niveaux, voilà de quoi les Montois ont besoin. Le véritable enjeu du transport ferroviaire, c’est relier les grandes villes entre elles tandis que le TGV a plutôt vocation à remplacer les déplacements en avion.”

Et de conclure : “penser qu’un TGV est nécessaire pour relier deux villes de taille moyenne, peu éloignées sur le plan géographique est une erreur et n’a aucun sens sur le plan économique ou en matière de mobilité, surtout lorsque ces trains, de par leur priorité sur les lignes, ralentissent la vitesse moyenne commerciale.” Des arguments entendus par l’ensemble du conseil communal et globalement partagés.

Travailler conjointement

Les auteurs de la motion, Alexandre Todisco (PS) et Jean-Paul Deplus (PS) ont de leur côté évoqué les retombées économiques, touristiques et culturelles qu’une ligne transfrontalière pourrait engendrer tandis que Nicolas Martin, bourgmestre, a rappelé que proposer aux Montois une offre ferroviaire fiable et complète devait être une priorité pour l’ensemble des élus. “On doit pouvoir travailler ensemble, dans une démarche constructive”, a-t-il estimé.

“Le collège agit aujourd’hui parce que les discussions relatives au futur contrat de gestion de la SNCB sont lancées. Bénéficier d’un train à grande vitesse pour rejoindre Paris sans devoir passer par Maubeuge, Lille, Valencienne ou Bruxelles et profiter de liaisons ferroviaires permettant de relier entre elles les grandes villes wallonnes, voilà ce que l’on doit plaider ensemble, sur les autres niveaux de pouvoir.”

Le consensus a donc été entériné, majorité et opposition étant sur la même longueur d’onde.

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