L’arrivée de l’industrie de recyclage de plomb, Envirolead, à Ghlin inquiète : “nous avons demandé des études extrêmement poussées”

Un comité d’accompagnement va être mis en place pour répondre à toutes les questions des riverains.

Florian Ducobu
L'échevin de l'Urbanisme a tenu à rassurer les habitants.
L'échevin de l'Urbanisme a tenu à rassurer les habitants. ©AVPRESS

Les demandes de permis d’urbanisme pour la création d’usines ne réjouissent que très rarement les riverains. C’est le cas à Ghlin où l’entreprise de recyclage du plomb, Envirolead, prévoit de s’implanter. De nombreux habitants se sont donc montrés inquiets quant aux risques pour leur santé liés à cette implantation. L’échevin de l’Urbanisme, Maxime Pourtois, a tenu à les rassurer.

Pour rappel, la société sœur d’Envirolead, Envirowales, est implantée au Pays de Galles depuis 2008 et recycle à hauteur de 96 % quelque 60 000 tonnes de batteries chaque année. Mais le site gallois est devenu trop étroit. Envirolead ambitionne donc de construire une nouvelle usine de 20 000 m2 dans le zoning de Ghlin-Baudour qui pourrait traiter jusqu’à 120 000 tonnes de batteries par an. Le projet représente un investissement d’une trentaine de millions d’euros et pourrait déboucher sur la création de 140 emplois directs et autant d’emplois indirects dans différents secteurs.

Les bienfaits en termes d’emploi sont donc indéniables. Seul un aspect, mais pas des moindres, pose problème aux riverains : celui du risque pour leur santé. Un point auquel le collège communal de Mons ainsi que les autorités wallonnes, compétentes pour l’octroi du permis, se sont largement penchés. “Je comprends tout à fait l’inquiétude que l’on peut avoir quand on voit le mot plomb”, confie Maxime Pourtois, échevin de l’Urbanisme à Mons. “Par ailleurs, le collège, et toutes les instances concertées pour ce dossier, ne sont pas déconnectés de la réalité. Toutes les craintes que peuvent avoir les riverains, nous les avons eues également. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé des études extrêmement poussées. ”

Ces études extrêmement poussées ont abouti sur toute une série de mesures. “25 organismes indépendants, tous compétents dans un domaine particulier, ont analysé le permis. Ces 25 instances ont toutes remis un avis favorable que cela soit au niveau du traitement de l’air, de l’eau ou du sol”, explique Maxime Pourtois. “Il faut également signaler que le processus de recyclage du plomb n’est pas un processus inconnu. Il est bien connu, bien cadré et maîtrisé. L’industriel qui vient s’implanter vient pour une durée de vie de 50 ans, voire plus, pour investir de gros montants, notamment en matière de sécurité, le fait donc pour un processus qu’il maîtrise évidemment. Enfin, ce sera une nouvelle usine qui correspondra donc aux nouvelles normes de sécurité imposées. En plus de ça, les normes de contrôle par la technologie qui leur est imposée seront également les plus hautes. Le tout dans un processus hyper cadré et maîtrisé et avec une étude d’incidence supplémentaire réalisée. ”

Pour l’échevin, les riverains ne doivent donc pas tomber dans toute une série de désinformations qui circulent sur les réseaux sociaux provenant de quelques personnes opposées au projet. “L’industrie va prendre place dans une zone créée spécialement pour les entreprises tout en respectant un cadre sécuritaire strict. Personne ne veut prendre de risque. Si la Région wallonne a remis le permis, c’est qu’elle est sûre qu’il n’y en a aucun pour les citoyens”, ajoute Maxime Pourtois.

Pour encore rassurer davantage les citoyens, un comité d’accompagnement va voir le jour. Il résulte de la volonté des ministres Tellier et Borsus, qui ont accepté le permis, d’informer et entendre les citoyens. Les riverains ont donc 30 jours pour poser leur candidature pour faire partie de ce comité d’accompagnement. Ce dernier se réunira dans les six mois à venir. Des réunions seront ensuite prévues deux fois par an.

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