Une bande de jeunes assène de coups un couple à leur sortie d’Imagipark à Mons

Après un moment de détente, Grégoire et Julie (prénoms d’emprunt) ont été pris pour cible par une bande de jeunes. À la barre du tribunal correctionnel de Mons, deux auteurs des faits ont expliqué une version quelque peu différente des victimes.

Margaux Piron
À la fin de l'enquête, 900 tentatives ont été relevées par les autorités judiciaires. Benjamin ne conteste rien.
Suite au choc, la victime est tombée au sol lui causant même une fracture au niveau du poignet. ©D.R.

Le 9 septembre 2018, Grégoire et Julie (prénoms d’emprunt) ont été victimes de coups portés par une bande de jeunes à leur sortie d’Imagipark, un centre de loisirs à Mons.

À la barre du tribunal correctionnel de Mons, deux jeunes âgés d’une vingtaine d’années s’expliquaient des faits en abordant une histoire quelque peu différente.

Au cours de son audition, l’un des membres avait déjà déclaré s’être simplement défendu. ” Grégoire m’a traité de paysan et Julie était en possession d’un taser. J’ai vu rouge et j’ai porté plusieurs coups de poing”, a-t-il précisé.

À l’époque, j’étais enceinte de 5 mois”, a confié la prévenue également présente sur les lieux de l’altercation. “Le couple était imbibé d’alcool et a tenu des propos désobligeants. Par peur, j’ai repoussé la femme”

Suite au choc, Julie est tombée violemment au sol lui causant même une fracture au niveau du poignet.

D’après l’autre prévenu, Grégoire a porté en premier les coups. “Je n’avais pas la possibilité de m’enfuir et je n’ai pas pensé à contacter les services de police. En ce qui concerne la dame, je ne l’ai pas touchée et je ne me souviens plus de la raison de sa chute”.

Possédant déjà des antécédents judiciaires, le prévenu risque une peine de deux ans de prison.

”Le représentant du ministère public a tenu un réquisitoire incisif et à charge de mon client qui se base uniquement sur les déclarations d’une des victimes. L’autre n’a effectivement jamais voulu être entendue par les services de police”, a révélé le conseil du prévenu. “Une dizaine de témoins ont précisé que les victimes étaient munies d’un taser et tenaient des propos offensants. Le geste de la prévenue est proportionnel part rapport à l’agression”. L’acquittement a donc été sollicité à titre principal. Le jugement sera prononcé le 5 janvier prochain.

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