Mons : ville et police luttent contre les tags et graffs illégaux

La ville rappelle par ailleurs que des murs d’expression libre sont réservés à cet art de rue.

Doel (Christophe Bortels)
Toutes les villes sont concernées par cette problématique de nuisance sociétales. ©Christophe Bortels

C’est une problématique à laquelle aucune ville n’échappe. Il suffit d’ailleurs de se promener et d’ouvrir les yeux pour prendre conscience de son ampleur : trop souvent, les façades d’habitations, les volets de commerces ou encore les garages sont pris pour cible par les tagueurs et autres artistes en herbe. Des nuisances sociétales contre lesquelles la ville de Mons et la zone de police Mons-Quévy entendent lutter.

“Aux côtés de la Ville de Mons, les inspecteurs de police de notre cellule mixte incivilités poursuivent les contrevenants qui ne respectent pas les lois et divers règlements de vie en société”, précise-t-on du côté de la zone de police de Mons-Quévy. “Si les problématiques liées aux détritus abandonnés sur la voie publique sont souvent bien détaillées dans la presse et sur les réseaux sociaux, il est moins question de la propreté des murs.”

Les règlements de police des communes de Mons et de Quévy référencent pourtant une série d’obligations relatives à la salubrité tandis que le Code pénal, lui, ajoute un article de loi stipulant clairement l’interdiction de taguer les murs. Les contrevenants s’exposent d’ailleurs à un emprisonnement d’un mois à six mois et à une amende allant de 26 à 200 euros. “Notre plan zonal de sécurité guide notre action policière au quotidien. Les nuisances sociétales sont l’une de ses priorités et représentent une part importante du travail mené par la cellule mixte incivilités.”

Les artistes graffeurs et tagueurs qui souhaiteraient s’adonner à leur passion peuvent le faire sur des lieux spécifiquement identifiés et réservés à cet effet. La ville de Mons met en effet à leur disposition des MEL – comprenez des murs d’expression libre – sur lesquels ils peuvent graffer sans risque de poursuites. “Toute personne a la possibilité de profiter de ces espaces”, précise-t-on du côté de la ville de Mons… Pour peu que les œuvres ne soient ni homophobes, ni racistes ou insultantes.

Ces murs d’expression sont identifiés à l’aide d’une signalétique spécifique. Ils sont installés à Mons, à l’allée des Oiseaux, sur la route de Wallonie à Nimy, à l’avenue des Tulipes de Nimy, dans le quartier du Festinoy à Ghlin. Un nouveau site devrait prochainement être ouvert.

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