Un malfrat se plaint de ses conditions de détention à la prison de Mons: "se laver à l'eau glacée ou à l'eau brûlante"

Bercé depuis de nombreuses années dans la délinquance, Jason (prénom d'emprunt) est poursuivi pour de multiples vols avec violence.

Margaux Piron
 Une des ailes de la si caractéristique prison en étoile de Mons.
Une des ailes de la si caractéristique prison en étoile de Mons. ©ÉdA – R. Heinen

Toxicomane et alcoolique, Jason (prénom d’emprunt) a effectué des allers-retours au sein d’établissements spécialisés afin de soigner ses démons. Il y a quelques années, à sa sortie, tout semblait lui sourire : argent, travail, amour. Mais à la suite d’une douloureuse rupture, le jeune homme est retombé dans ses travers. Sa consommation de drogue et d’alcool va alors fortement atteindre les excès.

C’est dans ce contexte malheureux que Jason a commis de nombreuses effractions et plus précisément des vols avec violence. À plusieurs reprises, il dérobait dans des enseignes d’alimentation. “J’étais sur la mutuelle et je n’avais pas de revenu. Je volais essentiellement pour me nourrir”, s’est expliqué le prisonnier détenu actuellement à la prison de Mons.

Un soir, l’individu a également été l'auteur d'une violente agression dans les rues de Mons. Alors que la victime venait en aide à quelqu’un, elle s’est fait dérober son sac contenant ses effets personnels. Pour parvenir à ses fins, Jason a porté plusieurs coups au niveau du visage.

Enfin, toujours sous influence, le jeune délinquant a causé de nombreuses blessures à Hubert (prénom d’emprunt). Le prévenu n’aurait pas supporté une remarque.

En récidive, Jason semble un client habituel du tribunal correctionnel de Mons. Toutefois, aucune mesure de faveur ne fonctionne avec lui. Il a effectivement déjà bénéficié de peines de travail et de sursis probatoire. “Il y a eu des chances de s’en sortir mais il ne les saisit pas”, a indiqué le représentant du ministère public. Une peine de 4 ans de prison ferme a donc été requise.

Le prévenu très taiseux, n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les différentes préventions. D’après son avocate, “il serait impressionné de passer à la barre”. Ce n’était pourtant pas une première pour le prévenu qui a bercé dans la délinquance… Jason a toutefois fait passer un message par la voix de son avocate. Ses conditions de détention seraient catastrophiques au point de devoir faire un choix entre se laver à l’eau glacée ou l’eau brûlante. Jason se plaint également de ne pas être suivi psychologiquement… “Et qu’en est-il des victimes qui ne savent plus dormir à la suite de leur agression ?”, a répliqué le représentant du ministère public. Un énième sursis probatoire a été sollicité au niveau de la défense. Jugement le 25 janvier.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be