Mons : la présidente du CPAS reprend ses permanences décentralisées… Aussi à domicile

Le nombre de demande d’aides explose.

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©avpress

Si un important travail est entrepris pour lutter contre la crainte et les tabous, bon nombre de personnes ressentent encore de la honte à l’idée même de pousser la porte d’un CPAS. Chaque jour pourtant, davantage de personnes ont besoin d’une aide ponctuelle afin de sortir la tête hors de l’eau. La faute, entre autres, à des crises qui se succèdent, à l’explosion du coût des factures énergétiques ou plus généralement du coût de la vie.

Pour aller à la rencontre de ce public, la présidence du CPAS de Mons tient, depuis quelques années déjà, des permanences décentralisées, par exemple dans un établissement horeca de l’entité. “La dernière permanence s’est tenu début décembre, je les reprends ce samedi, après cette petite pause”, explique Marie Meunier. “On s’attend à accueillir beaucoup de monde. Ça a toujours été le cas mais la demande est toujours plus forte.”

Notamment via les réseaux sociaux. “Je suis énormément sollicitée via Facebook, à toute heure du jour et de la nuit. C’est souvent juste pour une demande d’information. Lors des permanences en revanche, on est dans le concret ; les gens viennent avec leurs papiers, leur dossier. On sent une certaine différence dans l’approche. Ce n’est pas de mon fait, je n’ai pas communiqué sur cet aspect. Je pense donc qu’il s’agit d’une suite de la période covid.”

Et la présidence de s’expliquer : “Lorsque toutes les démarches administratives nécessitaient un rendez-vous, les gens y réfléchissaient à deux fois. Ils ont pris le pli de travailler en distanciel, et de ne se déplacer que lorsque c’était nécessaire. Une demande de renseignement ne nécessitant pas une rencontre, ils passent via les réseaux sociaux ou les canaux plus traditionnels ” Demandes d’aides énergétiques, demande d’aide sociale, information autour des épiceries sociales,… Les raisons de faire appel au CPAS sont multiples.

“Les besoins sont criants mais on n’est pas dans une aide sociale sur la durée. On est plutôt face à des gens qui ont besoin d’aide pour survivre et sortir de cette situation, il n’y a aucune volonté de s’y enfoncer. On a de plus en plus de travailleurs, de jeunes qui ne parviennent plus à nouer les deux bouts. ” On notera par ailleurs que Marie Meunier accepte également de tenir des permanences… À domicile.

“J’ai des demandes en ce sens depuis quelque temps. C’est un phénomène tout à fait nouveau, mais que j’intègre. J’accepte donc, la majorité du temps, d’aller à la rencontre de celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’au CPAS ou qui n’osent pas le faire pour diverses raisons.” On rappellera que l’aide sociale est un droit et qu’avoir honte de la solliciter n’a pas lieu d’être. Ni aujourd’hui, ni demain.

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