Le malfrat qui se plaignait de ses conditions de détention à la prison de Mons poursuivra son séjour derrière les barreaux

Jason (prénom d’emprunt) avait commis de nombreuses effractions et plus précisément des vols avec violence sous influence de l’alcool et des produits stupéfiants. À la barre du tribunal, le prisonnier avait mis en exergue des conditions de détention déplorables.

Margaux Piron
Le tribunal a notamment tenu compte de la personnalité inquiétante du prévenu pour déterminer le taux de la peine à prononcer.
illustration ©Shutterstock

Le tribunal correctionnel de Mons a jugé établi les différentes préventions auxquelles Jason (prénom d’emprunt) était poursuivi. L’état de récidive du prévenu a également été pris en considération. Il écope donc de 30 mois de prison.

Toxicomane et alcoolique, Jason avait effectué des allers-retours au sein d’établissements spécialisés afin de soigner ses démons. Il y a quelques années, à sa sortie, tout semblait lui sourire : argent, travail, amour. Mais à la suite d’une douloureuse rupture, le jeune homme était retombé dans ses travers. Sa consommation de drogue et d’alcool va alors fortement atteindre les excès.

C’est dans ce contexte malheureux que Jason avait commis de nombreuses effractions et plus précisément des vols avec violence. À plusieurs reprises, il dérobait dans des enseignes d’alimentation. “J’étais sur la mutuelle et je n’avais pas de revenu. Je volais essentiellement pour me nourrir”, s’était expliqué le prisonnier détenu actuellement à la prison de Mons.

Un soir, l’individu avait également été l’auteur d’une violente agression dans les rues de Mons. Alors que la victime venait en aide à quelqu’un, elle s’est fait dérober son sac contenant ses effets personnels. Pour parvenir à ses fins, Jason avait porté plusieurs coups au niveau du visage.

Enfin, toujours sous influence, le jeune délinquant avait causé de nombreuses blessures à Hubert (prénom d’emprunt). Le prévenu n’aurait pas supporté une remarque.

Jason semble un client habituel du tribunal correctionnel de Mons. Toutefois, aucune mesure de faveur ne fonctionne avec lui. Il a effectivement déjà bénéficié de peines de travail et de sursis probatoire. Aujourd’hui, le prévenu échappe à une peine ferme de 4 ans, requise par le représentant du ministère public.

Le prévenu très taiseux lors de l’instruction d’audience, n’avait pas souhaité s’exprimer davantage sur les différentes préventions. D’après son avocate, “il serait impressionné de passer à la barre”. Ce n’était pourtant pas une première pour le prévenu qui a bercé dans la délinquance… Jason a toutefois fait passer un message par la voix de son avocate. Ses conditions de détention seraient catastrophiques au point de devoir faire un choix entre se laver à l’eau glacée ou l’eau brûlante. Jason se plaignait également de ne pas être suivi psychologiquement…

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