Un grand-père accusé d’abus sexuels sur sept victimes à Mons : “Il se masturbait dans ma chambre”

Un dossier sensible et accablant. Un homme de 64 ans a fait appel de son jugement le condamnant à une peine de 6 ans de prison. Le prévenu est poursuivi pour des agressions sexuelles à l’égard de ses petites-filles et de sa fille adoptive.

Margaux Piron
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illustration ©pojoslaw – Fotolia – Photo prétexte

Une famille recomposée Montoise a volé en éclat en novembre 2020 à l’occasion d’une réunion au préalable banale. Des déclarations accablantes d’abus sexuels ont effectivement été dévoilées venant d’une première victime. Rapidement, les langues se sont déliées au sein de cette famille aux allures paisibles ...

Au total, sept petites filles ont subi ces agressions. D’après elles, elles ont été victimes d’attouchements sexuels de la part du compagnon de leur grand-mère. Entendus par les services de police, les enfants ont décrit avec leurs propres mots des faits similaires et le même modus operandi.

Née en 2006, Lucie (prénom d’emprunt) a notamment indiqué avoir subi ces violences à partir de l’âge de 6 ans jusqu’à son entrée en secondaire. Le prévenu la caressait au niveau de la poitrine et les parties intimes à chacune de ses visites. “Tous les matins, il me réveillait et s’asseyait au bord de mon lit. Il passait sa main sous mon pyjama. À d’autres moments, il m’espionnait lors de mon passage sous la douche”, a-t-elle déclaré. Avec sa sœur, l’homme de 64 ans a même encore été plus loin en procédant à des actes de pénétration.

C’est particulièrement lorsque les petites victimes apportaient un plateau-repas dans la chambre de leur “grand-père” que les agressions sexuelles se manifestaient. Cela ressort d’ailleurs de toutes les auditions des enfants.

”Régulièrement et quotidiennement, il me caressait la poitrine et les fesses”,

Julie (prénom d’emprunt), la fille adoptive du prévenu a également été victime d’abus sexuels durant 5 ans. “Régulièrement et quotidiennement, il me caressait la poitrine et les fesses”, a déclaré la petite victime au cours de son audition vidéo filmée. “Il a tenté de m’embrasser à plusieurs reprises avec la langue et se masturbait dans ma chambre lorsque je dormais”. Le prédateur profitait du jeune âge (7-8 ans) des enfants ainsi que de leurs faiblesses. Lorsque les victimes ont fait leur entrée en secondaire, le prévenu a rapidement arrêté ses gestes déplacés certainement par peur que les langues se délient.

Les experts attestent que les déclarations de l’ensemble des victimes sont crédibles. Elles possèdent pour la plupart des séquelles d’abus sexuels. Malgré les contestations du prévenu, le tribunal correctionnel de Mons avait prononcé une peine de 6 ans de prison. Afin de clamer son innocence, “le grand-père” a pris la décision d’aller en appel où l’avocat général a renforcé la peine en requérant 8 ans.

”Je n’ai jamais fait cela et j’essaie encore de comprendre aujourd’hui ces accusations. Ils m’en veulent peut-être car je suis parti vivre dans une caravane”, a relevé le prévenu. “Souvent dans ce genre d’affaires, les enfants inventent pour attirer l’attention”.

Pour Me Van Malleghem, conseil de la défense, ce dossier a été mal mené dès le départ. “Nous n’avons rien du tout à part des témoignages et des rapports d’expertise. Il n’y a même pas eu d’instruction judiciaire”. Un sursis probatoire a été sollicité étant donné l'âge de l'individu. L'arrêt sera prononcé le 22 février.

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