Mais le nombre de nouveaux étudiants inscrits est en hausse de 12 %

En principe, 85 % des étudiants sont désormais inscrits, toutes facultés confondues. L’UMons a pointé les principales tendances en termes d’inscriptions pour l’année ainsi que la situation très particulière des étudiants en médecine. Globalement, depuis la création de l’UMons, les chiffres de fréquentation en 1 re bachelier des nouveaux étudiants sont en hausse de 30 % et de 12 % comparés à l’année dernière.

Reste que l’extrême limitation du nombre d’étudiants inscrits en médecine pourrait encore perturber ces statistiques. Car les résultats de l’examen d’entrée, organisé pour la première fois le 8 septembre dernier, ont laissé des traces et fait beaucoup de déçus. En effet, 63 étudiants souhaitant réaliser leurs études à l’UMons l’ont réussi. Ils étaient pourtant 529 à avoir véritablement tenté le coup.

Pour rappel, la ministre de la Santé a souhaité qu’un filtre soit placé à l’entame du cursus en sciences médicales. Après un premier concours invalidé, la ministre a exigé l’instauration d’un "filtre efficace" à l’entrée des études de médecine et dentisterie en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’accès à ces études a donc été soumis pour la première fois à la réussite préalable d’un examen d’entrée pas tout à fait comme les autres.

Force est de constater que dans la région et plus singulièrement dans la Province de Hainaut, les résultats sont interpellants. 466 étudiants dont 324 nouveaux ont échoué à l’examen alors qu’ils étaient 529, dont 365 nouveaux candidats. C’est l’hécatombe ! Et la position de l’UMons est très critique. "Il s’agit d’un examen d’entrée dont l’objectif principal annoncé n’est pas de vérifier la capacité des étudiants à démarrer ce type d’étude et de les réussir mais plutôt de limiter dès le départ le nombre de diplômés", commentait Calogero Conti, le recteur de l’UMons.

Le taux de réussite globale est de 18,4 %, mais de 11,9 % pour les étudiants qui avaient manifesté leur souhait de s’inscrire à l’UMons. "Il s’agit d’une sélection stricte des futurs médecins plutôt que d’un feu vert pour un étudiant qui a les capacités de tenter sa chance en première année. La représentativité des matières d’une sélection aussi stricte et prématurée est contestable car elle ne porte pas sur des matières typiques des études en médecine. La question se pose de savoir si un bon étudiant du secondaire peut le réussir sans préparation spécifique."

L’université montoise ajoute d’ailleurs que le risque réel est de pénaliser encore davantage les étudiants des couches sociales moins favorisées. Compte tenu de la situation actuelle, l’UMons a annoncé qu’elle intensifierait ses efforts dans le cadre des cours préparatoires qu’elle a organisés durant trois semaines lors du mois d’août. Le taux de réussite pour les étudiants qui avaient suivi ces cours est de 15,5 %.