L'annonce de Proximus a suscité de nombreuses réactions. L'échevine Charlotte De Jaer clarifie les choses.

Mardi, l'opérateur Proximus a annoncé qu'il allait tester un réseau 5G light dans plusieurs communes de Belgique, dont Mons. Dans la Cité du Doudou, la nouvelle a suscité de nombreuses réactions. L'échevine Charlotte De Jaer peut en témoigner. Par message, courriel ou post sur les réseaux sociaux, son téléphone a chauffé. Certains laissaient même entendre que la Ville avait négocié le coup en douce avec Proximus…

"Cette annonce a suscité beaucoup de réactions. Mais ce n'est pas une décision du collège", clarifie Charlotte De Jaer. "D'ailleurs, depuis que la nouvelle majorité est en place, nous avons toujours refusé l'installation de nouveaux mâts GSM. C'était encore le cas dernièrement à Ghlin. De plus, la commune n'a pas le pouvoir de prendre de telles dispositions par rapport à la 5G. Tout est régi par des normes fixées aux niveaux fédéral et régional."

Or, ces normes n'ont pas bougé. Avec cette 5G light, Proximus va en fait booster les bandes de fréquences qu'elle détient actuellement, à partir des antennes existantes et dans les normes d'exposition aux champs électromagnétiques en vigueur. Et pour cause, la 5G est loin de faire l'unanimité et certains craignent des effets néfastes pour la santé.

Reste que l'annonce de Proximus ne tombe pas au meilleur moment pour l'échevine montoise. "Qu'on soit pour ou contre, lancer un tel dispositif sans consulter les communes n'est pas une très bonne idée. Même si c'est surtout un effet d'annonce, le moment est particulièrement mal choisi alors que les instances démocratiques sont concentrées sur la gestion de la crise du coronavirus", conclut Charlotte De Jaer.