C’était l’occasion pour Benoît Lutgen de rappeler toute l’utilité de l’Europe, sans angélisme.

C’est à bord d’un bateau que Benoît Lutgen et son équipe ont débarqué à Mons, mercredi matin. Tout un symbole pour la tête de liste CDH aux Européennes.

“Le bateau présente des solutions en matière de développement économique et de climat pour la Wallonie”, pointe le démocrate humaniste. “Si aujourd’hui, notre équipe peut lier Liège à Tournai en passant par Mons et même Bruxelles, c’est grâce à une mise à gabarit de notre réseau fluvial que j’ai pu accompagnée lorsque j’étais ministre des Travaux publics. Cela n’aurait pas été possible sans les fonds européens. Et c’est un enjeu crucial pour notre région. C’est la possibilité d’avoir des millions de camions en moins sur nos routes. C’est aussi une moins grande dépendance au port d’Anvers avec des liens entre le Havre et Amsterdam.”

A Mons, le CDH a débarqué au Grand Large. “Un port de plaisance qui a aussi bénéficié de subsides européens”, précise Benoît Lutgen. Tout comme l’Arthothèque que l’Ardennais a pu visiter, impressionné par la valorisation numérique de notre patrimoine.

Pour le candidat CDH, l’Union européenne démontre son utilité à tous les coins de rue. Cette union européenne essuie pourtant de plus en plus de critiques… “Et il y a des critiques tout à fait justifiées sur la justice sociale et fiscale par exemple”, relève Benoît Lutgen. “Ou sur le manque d’accroches entre l’euro d’une part et ces politiques sociales et fiscales d’autres part. C’est un problème aussi lorsque l’Europe tergiverse sur de grands enjeux comme la politique migratoire. C’est pourquoi il faut que l’Europe puisse réenchanter les citoyens.”

Des propositions concrètes pour y parvenir? “Aujourd’hui, les stages Erasmus sont réservés à une petite minorité d’étudiants universitaires. Nous voulons que l’Europe finance des stages de trois mois pour tous les jeunes, à travers les formations, l’associatif ou les entreprises. Les voyages forment la jeunesse et nous sommes convaincus de la nécessité d’être unis en Europe. Nous voulons également que les produits qui entrent sur le marché européen répondent aux mêmes normes que nos produits. Il en va de la santé de nos consommateurs et celle de nos entreprises.”

Reste à espérer pour le CDH que ce bateau arrivera à bon port. Réponse après le passage aux urnes, le 26 mai.