L'UMons pilote le projet SAPOLL qui vise à établir une collaboration transfrontalière pour protéger nos abeilles.

Véritables acharnées de travail et indispensables à la survie de l’humanité, les abeilles sont aujourd’hui menacées. L’ONU considère en effet que "le taux d’extinction de ces pollinisateurs est de 100 à 1000 fois plus élevé que la normale." Les protéger, au même titre que ces syrphes et les papillons, est donc un enjeu majeur pour notre génération et celles à venir.

Si chaque action en ce sens compte, mettre sur pied un plan d’action commun et transfrontalier pour protéger les espèces était indispensable. C’est sur base que ce constat que le projet SAPOLL – Sauvons nos pollinisateurs – a vu le jour. "Les pollinisateurs sauvages de la zone transfrontalière France-Wallonie-Flandre représentent une ressource précieuse mais fortement menacée", explique les porteurs du projet (UMons, Université de Gembloux, Eden 62, le département Pas-de-Calais, Natagora, le Conservatoire d’Espaces Naturels).

"Le projet SAPOLL initie la mise en place d’un plan d’actions transfrontalier en faveur des pollinisateurs sauvages. Ce plan se veut l’initiateur d’actions en leur faveur, en apportant le contexte scientifique, didactique et appliqué nécessaire à chacun : citoyens, décideurs, entrepreneurs, gestionnaires d’espaces,… Il se veut aussi adapté au contexte régional de chaque versant. Il est co-construit avec les acteurs du territoire transfrontalier et expose les enjeux et objectifs pour la région transfrontalière, les actions et tâches à mettre en place."

Plus concrètement, trois grands objectifs se sont dégagés. Il s’agit d’abord de sensibiliser le grand public via des actions de communication et de sciences participatives. Ensuite de mobiliser des réseaux d’observateurs au travers de groupes de travail et de formations, et enfin d’assurer le suivi scientifique des pollinisateurs sauvages sur l’ensemble du territoire défini. "Grâce au plan d’action et aux outils construits en commun, le projet SAPOLL assurera la mise en place de programmes de conservation cohérents sur tout le territoire et donc plus efficace, tout en étant adaptés aux spécificités régionales."

C’est l’une des premières fois qu’un tel travail, à l’échelle transfrontalière, est entrepris. Et pourtant, les espèces que l’on retrouve chez nous et qui sont désormais menacées ne s’arrêtent pas aux frontières.