Ils étaient 1200 selon les organisateurs à sécher pour tirer la sonnette d'alarme.

« Les calottes sont cuites », « J'ai séché maman, mais j'ai fait comme le climat », « Il faut sauver la Terre, c'est la seule planète où on fête le Doudou »… Les jeunes qui ont manifesté pour le climat à Mons ce jeudi ne manquaient pas d'imagination. Certains ont même osé la référence à notre JCVD national : « J'adore la Terre. Dans 20-30 ans, y en aura plus ». Et pour ne pas faire de jaloux : « Même Chuck Norris a peur pour le climat ».

Ils étaient selon les organisateurs 1200, un peu moins selon la police, à avoir défilé dans les rues de Mons pour le climat. Après Anvers, Bruxelles, Liège ou Charleroi, la Cité du Doudou est venue grossir les rangs des villes où chaque jeudi, des étudiants brossent les cours pour tirer la sonnette d'alarme.

« Je n'étais pas allée aux autres manifestations pour le climat à Bruxelles. J'ai profité de l'occasion qui se présentait ici, à Mons, car l'enjeu est trop important », explique Chelsea, 20 ans, étudiante à l'UMons.

Arnaud aussi voulait faire acte de présence. « Il fallait que je sois là », tranche l'étudiant de l'ISIMS. Tout comme ce groupe d'élèves de l'athénée royal. « Il faut qu'on se bouge pour protéger la planète. La biodiversité est menacée par le changement climatique, même l'humain est en danger », relève cette bande de jeunes. « Le politique a le pouvoir entre les mains et ne fait rien. »

Pour certains, ces élèves feraient mieux d'étudier plutôt que de brosser les cours pour manifester. La réponse des principaux intéressés ? « Je suis désolé, mais ceux qui disent ça sont des vieux cons », réplique Arnaud. « Peut-être qu'ils n'ont plus l'âge de s'inquiéter pour leur avenir. Ce n'est pas notre cas. Alors oui, on traîne dans les rues. Mais c'est pour la bonne cause. » « Déjà, c'est une petite manifestation entre 10 et 12 heures », ajoute cet élève de l'athénée. « C'est pas à cause de ça qu'on va rater notre vie. Et puis, à quoi bon étudier si dans 10 ans, l'air sera devenu irrespirable ? »

Du côté des organisateurs, on se réjouit de cette belle mobilisation. Et on est prêt à remettre le couvert. « Les jeunes ont bien répondu à l'appel, c'est un succès. Ils sont près de 500, et d'autres sont partis de la gare vers Bruxelles », commente Arnaud Dumont du comité d'organisation. « Nous pourrions recommencer jeudi prochain. En tout cas, il y aura encore des départs pour Bruxelles. Nous continuerons tant qu'il n'y aura pas des mesures concrètes et ambitieuses. »