Mons

L’humusation prévoit que la dépouille soit remise en terre avec du broyat de bois.

Depuis ce 15 avril, deux nouveaux matériaux sont autorisés pour les cercueils en Wallonie : le carton et l'osier. Jusqu'à présent interdits, ils pourront être utilisés pour les inhumations en pleine terre et les crémations. Les règles en matière de funérailles et de sépulture s'assouplissent donc progressivement.

Pour autant, la Région wallonne n'a pas encore franchi le pas de l'humusation, un processus qui vise à transformer de manière naturelle un corps via un compost. Il y a un peu plus d'un an, le groupe Ecolo déposait une motion au conseil communal afin que Mons devienne commune-pilote en la matière et se mette à la recherche active de terrains afin d'y faire un espace d'humusation si la législation venait à être modifiée.

La majorité d'alors (PS-CDH) avait rejeté la balle du côté de la Région wallonne. Mais le débat n'a pas été enterré pour autant. “ 15 conseillers communaux avaient signé un courrier adressé à la Région wallonne pour manifester leur intérêt. Aujourd'hui, Ecolo fait partie de la majorité et bénéficie donc de davantage de leviers d'action ”, souligne Aliénor Lefebvre, conseillère Ecolo. “La gestion des cimetières évolue et il n'est pas impossible qu'à moyen terme, l'on reparle de l'humusation.”

Pour les Verts, ce processus est probablement l'un des plus écologique actuellement. “Pour des raisons environnementales et philosophiques, de plus en plus de personnes souhaiteraient se tourner vers ce processus mais ne le peuvent pas. De notre côté, ce n'est pas parce que le projet a été recalé l'an dernier par la majorité qu'il a été abandonné. Nous restons persuadés que l'humusation pourrait améliore les conditions de travail des fossoyeurs, rendre leur emploi plus soutenables, ce qui n'est pas le cas lorsque les cimetières sont remplis et qu'il faut intervenir sur les tombes.”

L'idée étant de réserver des espaces au procédé et d'en faire des lieux paisibles de recueillement.