Preuve que les mesures de confinement sont globalement bien respectées.

Mons, ville fantôme. D’ordinaire animé, plus encore lorsque les premiers rayons de soleil printaniers réchauffent l’atmosphère, le centre-ville était absolument désert, ce jeudi en fin d’après-midi. Pas d’écoliers qui sortent des cours en criant, pas de badauds qui flânent dans la rue commerçante, pas même de travailleurs qui quittent leur bureau, pressés de rejoindre leur famille ou leurs amis.

© EB

Dans le piétonnier, la radio diffuse quelques titres et les bulletins d’information. Les auditeurs sont rares, pour ne pas dire inexistants. Les quelques personnes croisées en cette belle fin d’après-midi ne s’éternisent pas. Ce sont des parents avec leurs enfants, des couples avec leur chien, des travailleurs qui terminent leur journée ou encore quelques clients venus chercher une commande. Ils se comptent cependant sur les doigts d’une seule main.

© EB

Les volets des commerces sont clos, le mobilier de terrasse rangé et les parasols fermés. Seuls les pigeons semblent poursuivre leur vie comme si de rien n’était, s’appropriant un espace public qui n’aura jamais été aussi vide. Visiblement, le message a été entendu et, mieux, compris par les citoyens qui restent en sécurité, chez eux.

Une bonne nouvelle quand on sait que Mons reste l’une des régions les plus fortement touchée par la pandémie de Covid-19. Dans son bulletin épidémiologique publié ce jeudi, l’institut scientifique de santé publique Sciensano a détaillé le nombre total de cas confirmés pour 100 000 habitants par commune. On constate qu’en Wallonie, au regard de la carte, c’est la commune de Quévy qui paie le plus lourd tribut.

© EB