Jeter ses poubelles n’importe où, avoir un comportement agressif en rue, dégrader du mobilier urbain, du stationnement sauvage… Les incivilités sont malheureusement toujours nombreuses dans nos rues. Mais à Mons, on a décidé de prendre le taureau par les cornes. Notamment depuis le début de la nouvelle mandature durant laquelle le bourgmestre Nicolas Martin et l’échevine de la propreté Charlotte De Jaer ont souhaité faire de la lutte contre les incivilités une priorité.

Et cela s'observe dans les chiffres. Le bureau des amendes administratives a achevé une année record en 2019 avec pas moins de 7 000 dossiers traités. Le nombre de dossiers a même plus que quadruplé en cinq ans (1191 en 2015, 1620 en 2016, 4139 en 2017, 6143 en 2018). "Cette augmentation s’explique par la volonté assumée de l’autorité communale de ne plus laisser passer une série de comportements inacceptables pour la sécurité et la quiétude de nos habitants", commente Nicolas Martin.

Le manque de civisme de certains peut en effet donner une impression d’impunité voire même un sentiment d’insécurité à l’ensemble de la population. "Au-delà de la sanction, nous travaillons également sur la prévention. Ce sont deux aspects indissociables qui se complètent mutuellement. Il faut à la fois faire diminuer les comportements inciviques, répondre aux attentes et problématiques des citoyens et faire entendre et assimiler la notion de respect entre concitoyens montois."

Ces dernières années, le service s’est doté de trois nouveaux agents administratifs, d’un nouveau logiciel spécifique à la gestion des amendes administratives, d’une caméra mobile pour le constat des infractions et d’un nouveau protocole d’accord avec le Parquet déléguant le traitement des vols simple. La Ville de Mons a également a initié une refonte importante du Règlement Général de Police afin d’y intégrer de nouvelles infractions. A cela s’ajoute le renforcement de la collaboration avec d’autres services (police, service prévention, service environnement, etc.).

En parallèle des sanctions administratives, la cellule de lutte contre les Incivilités a présenté son rapport pour le premier trimestre 2020. Cette cellule, composée d’agents communaux et de policiers de la zone, traque notamment les personnes auteurs de dépôts clandestins. En trois mois, ils ont récolté 612 indices pour 422 constats tandis que le camion "incivilités" a collecté et contrôlé approximativement 8 730 récipients (sacs et caisses) et 461 avertissements et rappels RGP ont été distribués (dépôt de sacs conformes en dehors des jours et heures de collecte, entretien de la végétation…).

"Le temps où les auteurs de ce genre d’incivilités pensaient pouvoir jeter leurs sacs poubelles dans la nature sans être identifiés, poursuivis et sanctionnés est révolu", estime l'échevine Charlotte De Jae. "La Ville investit dans du personnel et du matériel pour que ce type de comportement disparaisse totalement de notre cité. Nous devons nous éduquer et sensibiliser notre entourage afin d’agir collectivement et de tous pouvoir bénéficier d’un meilleur cadre de vie."