Il fera un choix en 2018, après les élections communales

Le premier échevin montois, Nicolas Martin, également président de la Fédération PS de Mons-Borinage et député wallon sera lui aussi amené à choisir entre ses différentes casquettes. Et ce choix interviendra à coup sûr à la suite des élections communales de 2018. "Oui, je ferai un choix qui interviendra dès 2018", nous confirme-t-il.

Avec sept mandats à son actif dont deux rémunérés (échevin et député), le positionnement de Nicolas Martin est scruté. Comme les autres, lui aussi devra faire un choix. "J’ai toujours exprimé ma préférence pour la Ville de Mons. Mais ça dépendra de différents facteurs comme de l’évolution politique d’ici là, du positionnement des uns et des autres au sein du parti et de la confiance que les gens me donneront."

Pourquoi dès lors ne pas appliquer le décumul tout de suite ? "J’ai pris un engagement auprès des électeurs en 2014, je me dois de le respecter jusqu’au bout. J’ai des dossiers en cours que je veux voir aboutir. Et enfin, j’ai une équipe autour de moi qui travaille aussi beaucoup pour que ces dossiers voient le jour."

En 2014, le Montois menait déjà la liste PS à la Région. À l’époque, il était aussi déjà premier échevin… "Les partis fonctionnent de manière telle que chaque famille politique cherche à obtenir les faveurs des électeurs. Dans la Région, Carlo Di Antonio menait la liste CDH, Jacqueline Galant menait la liste pour le MR et je menais la liste pour le PS. Je l’ai fait une fois mais l’expérience me fait dire que je ne continuerai pas de la sorte. Je mettrai donc un terme à mon cumul. Ma candidature à la Région était aussi une très belle opportunité d’appréhender la manière dont les Montois ont vécu les 22 mois où j’étais bourgmestre faisant fonction."

Cumuler cet échevinat (développement économique, tourisme, commerce et urbanisme) et le job de parlementaire wallon n’est pas une mince affaire. "C’est énormément de boulot, il faut reconnaître que c’est très lourd au niveau de la charge de travail. Je pense que c’est possible de le faire quelques années mais pas éternellement, particulièrement dans une ville comme Mons. Ce n’est pas tenable. Je l’ai fait une fois, pas deux."

Quand on sait que Nicolas Martin termine son second mandat d’échevin et qu’il souhaite limiter le nombre de mandats successifs exercés dans la même fonction, le choix des électeurs en 2018 sera déterminant pour la suite de son parcours politique, à la Ville ou à la Région.