La fumée blanche pourrait se dégager bientôt par-dessus la zone de secours Hainaut-Centre, annonçant un accord entre les différentes communes sur la clé de répartition du financement. "Cela semble bien embarqué", indique Eric Thiébaut, président de la zone. "Le bourgmestre de Mons, Nicolas Martin, a proposé une nouvelle répartition à travers laquelle les communes qui étaient les plus avantagées font un geste."

Pour rappel, les communes de la zone n’étaient pas tombées d’accord lors du premier round de discussions. Comme le veut la procédure, c’est le gouverneur qui avait alors fixé la répartition. Mais par ce calcul qui tenait principalement compte de la population comme critère, certaines communes se sentaient lésées au profit des plus grandes qui voyaient sensiblement leur dotation diminuer. Des recours avaient été introduits et la ministre de l’Intérieur avait annulé l’arrêté du gouverneur, renvoyant les communes autour de la table de négociations.

"Nous avons pris l’initiative, avec La Louvière, de faire une nouvelle proposition en concertation avec les communes de Seneffe et Saint-Ghislain qui étaient les plus exposées à la montée en puissance d’autres critères", explique Nicolas Martin. "Sans renier nos intérêts, nous avons pu trouver grâce à notre directeur financier qui est également receveur de la zone, un bon compromis qui tient compte notamment de la présence de zonings Seveso et de la taille des communes." Les zones de secours peuvent en outre compter sur un effort financier du fédéral qui n’atteint pas encore les 50 % prévus, mais qui augmente sa participation. Les communes de la ZHC devront se prononcer prochainement. Faute d’accord, le gouverneur reprendra la main.