Mons

En première instance en 2016, la société de logements publics et le chauffagiste, poursuivis pour homicide involontaire, avaient été acquittés.

La quatrième chambre correctionnelle de la cour d'appel du Hainaut a prononcé vendredi la culpabilité de la société de logements le Logis dourois et du chauffagiste, qui avait été engagé de l'entretien du matériel, dans la mort par intoxication au monoxyde de carbone dont fut victime Medhy Davoine (21 ans) en février 2011. La cour estime que le chauffagiste et la société de logement ont commis une faute en ne remplaçant pas un chauffe-eau défectueux, à l'origine de la mort.

Il y a de cela sept ans, le 5 février 2011, Medhy Davoine (21 ans) était retrouvé mort noyé dans la salle de bain de sa maison située à la cité Harmegnies à Dour. Des prélèvements sanguins étaient réalisés : un taux de monoxyde de carbone élevé (53,8 %) est dépisté. Le tueur silencieux connaissait une nouvelle victime. Des dysfonctionnements techniques sont mis en exergue durant l’enquête, même si aucune autopsie n’a été réalisée sur le corps.

Après plusieurs imbroglios juridico-administratifs, le Logis Dourois (société de logements publics), son président Damien Dufrasne ainsi que le chauffagiste, intervenu à plusieurs reprises dans l’habitation, sont poursuivis pour homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précautions. En première instance en novembre 2016, le tribunal a acquitté tous les prévenus suite à l’absence de certitude quant à la cause de la mort de Medhy.