Des témoignages seront transmis à la police qui devra objectiver le ressenti des étudiants.

Jeudi soir, le bourgmestre Nicolas Martin a reçu une délégation estudiantine en présence notamment du chef de la police de Mons, Jean-Hubert Nicolay. La réunion portait sur les diverses agressions verbales et harcèlements qui ont été évoqués ces derniers jours, principalement au niveau du square Winston Churchill reliant le campus de la Plaine de Nimy de l'UMons à la gare.

"C'était une prise de contact constructive et positive", commente Nicolas Martin. "Les étudiants ont pu nous faire part de leur ressenti. Pour le moment, il n'y a eu qu'un nombre très limité de plaintes et elles ne permettent pas d'établir de liens entre les faits. Les étudiants nous ont indiqué avoir reçu de nombreux témoignages, mais qu'ils nécessitaient d'être filtrés. Il a donc été convenu que ces informations soient transmises à la police afin d'objectiver les choses."

L'idée qu'un psychopathe rôderait à proximité du campus pour harceler les étudiantes ne peut être établie. Mais les autorités prennent malgré tout le problème au sérieux. "Les patrouilles de police ont déjà été renforcées dans ce secteur. Nous avons également pris contact avec l'université. Et un lien direct a été établi avec la police pour que ce type de problème soit traité en priorité s'il devait se reproduire", poursuit le bourgmestre.

Les autorités font de l'équilibrisme sur ce sujet sensible. D'un côté, le phénomène ne peut être pris à la légère. De l'autre, il ne faut pas nourrir inutilement un climat de psychose. "On sait que le harcèlement de rue touche malheureusement de plus en plus de monde dans toutes les villes. Mais nous ne sous-estimons pas le problème et nous restons en contact avec la délégation estudiantine", souligne Nicolas Martin.

Du côté de l'UMons, on précise tout d'abord que cette situation concerne potentiellement toutes les jeunes filles amenées à transiter par certains quartiers de la ville tels que les abords de la gare, le square Winston Churchill ou encore la Place du Parc. Les autorités universitaires ont néanmoins pris le problème très au sérieux dès que des premiers faits ont été rapportés sur les réseaux sociaux, en contactant les autorités communales et la police.