Cette période des fêtes de fin d’année n’est malheureusement pas réjouissante pour tout le monde. C’est le cas de Marie (nom d’emprunt), habitante d'Obourg, qui ne s’est vu verser que 190 euros par la mutuelle ce mois-ci. Maman d’un garçon de 13 ans, cette mère de famille enchaîne les tracas depuis sa séparation avec son mari. Entre employeur peu scrupuleux et compagnon violent, Marie fait désormais face à des problèmes d’argent suite à des congés qu’elle n’aurait pas pris auprès de sa mutuelle. Une situation qui devient difficilement gérable. Elle lance donc un appel à l’aide.

Depuis un peu plus d’un an, les galères ne font que s’enchaîner pour Marie qui parvenait tout de même à s’en sortir jusqu’à peu… "Il y a environ un an, je me suis séparé du papa de mon fils. Nous avons la garde alternée de notre enfant comme tout couple séparé normal", indique-t-elle. "En parallèle à cette séparation, j’ai été admise en service psychiatrie à l’hôpital suite à un employeur au comportement frauduleux. Il ne nous déclarait que très peu, prenait de l’argent sur notre salaire sans compter le harcèlement et les pressions psychologiques dont nous étions victimes. Avec mon avocat, nous sommes parvenus à remporter une première procédure judiciaire mais je n’ai toujours pas reçu les plus de 30 000 euros qu’il me doit."

Après deux mois à l’hôpital, Marie a pu sortir mais restait tout de même affaiblie aussi bien moralement que physiquement. Elle pensait alors trouver du réconfort auprès de Louis (nom d’emprunt) qui n'a finalement fait qu’augmenter ses malheurs. "Louis avait su trouver les mots et je pensais pouvoir repartir du bon pied à ses côtés", confie Marie. "Il me promettait monts et merveilles mais n’était en fait qu’un manipulateur. Il m’a peu à peu éloigné de ma famille avant de s’en prendre physiquement à moi et à mon chien. Mon fils subissait quant à lui des violences psychologiques que je ne pouvais accepter. Après qu’il ait tenté de tuer mon chien, je suis partie et ai fait appel à la société Toit et moi pour me trouver un nouveau logement."

Après avoir contacté la société de logement et le CPAS de Mons, Marie tenta d’elle-même de trouver un nouveau logement. Après 4-5 mois, elle en trouva finalement un. Les soucis ne s’arrêtèrent cependant pas là. Alors qu’elle recevait habituellement 1 600 euros par mois, Marie s’est étonnée de ne recevoir que 190 euros ce mois-ci pour des congés qu’elle n’aurait pas pris. Elle ignorait toutefois qu’elle devait en prendre. "Je dois payer mon premier loyer de 600 euros pour le premier janvier et nourrir mon fils. Cette somme est clairement insuffisante", poursuit-elle. "J’ai un rendez-vous demain avec le CPAS afin de tenter d’obtenir la prime d’installation et donc pouvoir régler ce premier problème mais je crains que les démarches prennent du temps. Je dois procéder au changement d’adresse, attendre la visite de l’agent de quartier avant d’enfin bénéficier de cette prime. Je ne peux cependant pas loger chez ma mère car elle est en invalidité totale. Je suis donc dans une impasse."

Marie a pu trouver de l’aide auprès de l’asbl des Abeilles du Bonheur afin de recevoir des meubles. Le papa de son fils dispose des vêtements nécessaires pour leur enfant. Elle ne cherche donc plus qu’à régler ce problème de loyer et de vivres. "J’ai besoin d’une aide urgente pour nourrir mon fils et moi. Je ne sais pas vers qui me tourner car je ne pense pas que le CPAS puisse me fournir des vivres puisque je possède des meubles. J’ai déjà contacté la Croix-Rouge mais de ce côté-là aussi cela coince. Je ne sais donc plus quoi faire", conclut-elle.

En cette période de fêtes, les différents services tournent au ralenti n’arrangeant rien à la situation. Elle espère désormais que la magie des fêtes lui permettra de trouver une solution à ses problèmes.