Virginie Delattre a des images de son arrestation qui fait polémique.

Arrêtée par la police de Mons mercredi dernier, Virginie Delattre ne compte pas en rester là. Il était peu avant 19 heures lorsque cette mère de famille était venue dans le piétonnier, appelée par son fils. Ce dernier, avec d'autres militants du mouvement communiste Renaissance et Renouveau, distribuait des masques et des flyers politiques lorsqu'il avait été interpellé par la police. Arrivée sur place, Virginie Delattre avait été embarquée avec les jeunes militants.

Sur les réseaux sociaux, la Montoise a indiqué avoir fait l'objet d'une arrestation abusive. Alors qu'elle n'avait présenté aucune résistance, Virginie Delattre dit avoir passé quatre heures au cachot pour quitter le commissariat aux alentours de minuit. Son témoignage a suscité de nombreuses réactions, dont celle de la police Mons-Quévy qui apporte une autre version des faits. Virginie Delattre aurait refusé de donner sa carte d'identité. Comme les autres militants, elle aurait été relâchée aux alentours de 20 heures.

Les versions diffèrent donc. Mais de son côté, Virginie Delattre indique avoir les preuves de ce qu'elle affirme. "Les jeunes sont restés longtemps à attendre sur place quand la police a débarqué. Il y en a un qui a filmé l'intervention et on me voit clairement parler calmement avec le policier et remettre ma carte d'identité", indique Virginie Delattre. "Je me demande aussi comment la police va prouver que nous sommes sortis à 20 heures. Il y a des caméras au commissariat. Et j'imagine qu'ils ne vont pas trafiquer les images comme dans les films hollywoodiens."

Virginie Delattre s'est vu proposer les services d'une avocate et compte bien porter plainte. "Je ne remets pas en cause le travail de la police. Et je sais que de nombreux policiers font ce travail humainement. Malheureusement, nous ne sommes pas tombés sur les bons", poursuit la mère de famille. "Je suis abasourdie par ce qui s'est passé. Cela fait 20 ans que j'habite à Mons, je mène une vie normale, je travaille, je vais conduire mes enfants à l'école et jamais je ne m'étais fait arrêter par la police."

L'affaire sera portée au prochain conseil de police de la zone de Mons-Quévy. Virginie Delattre doit par ailleurs rencontrer le chef de corps. "J'ai déjà eu un échange tout à fait positif avec lui. Je dois le voir mardi", confie la Montoise.