Le vendredi 8 octobre, la police de Mons-Quévy effectuait un contrôle routier à Jemappes lorsque la situation a dérapé. Un homme de couleur a fait l'objet d'une arrestation musclée. Une partie de la scène a été filmée, et la vidéo a été envoyée à divers médias pour dénoncer une "bavure policière".

On peut y voir en effet un agent asperger abondamment le visage du jeune homme de gaz lacrymogène. Selon la personne qui a alerté les médias, l'individu interpellé est infirmier et a l'habitude de respecter les services de police. Il aurait demandé la raison du contrôle effectué devant chez lui avant que les choses se crispent. Selon la personne qui a alerté les médias et qui se réclame du mouvement Black Lives Matter, le jeune homme montre ses mains et demande aux policiers d'arrêter de le pousser. Arrestation arbitraire motivée par la couleur de peau? Une action judiciaire devrait être lancée contre les policiers impliqués. Mais la version de la police est tout autre, et contextualise la vidéo qui ne montre qu'une partie de la scène.

Selon la zone de Mons-Quévy, les policiers qui réalisaient le contrôle routier ont été interrompus par le jeune homme. "Après plusieurs demandes, cette personne importune n’acceptant pas de s’éloigner et créant du trouble, les policiers ont finalement dû procéder à son interpellation pour pouvoir continuer les devoirs en cours", indique la zone de police Mons-Quévy. "À cette fin, après avoir tenté de le saisir selon les techniques policières, mais sans y parvenir compte tenu de la résistance de l’homme, l’un des policiers a utilisé un spray lacrymogène tandis que des renforts ont été appelés."

Les renforts arrivés, l'homme a été privé de liberté et emmené au commissariat central. La zone de police locale indique qu'il a été décontaminé à la suite du contact avec le produit incapacitant. L'usage de ce spray n'est manifestement pas anodin. En effet, comme le veut la procédure, le chef de corps de la zone de police Mons-Quévy a mandaté ses services pour en vérifier le bon usage. "Je suis systématiquement avisé de l’usage d’un moyen de contrainte via un rapport d’utilisation à la lecture duquel je demande aux Services concernés un état de la situation l’ayant requis ainsi que les conditions relatives. Dans le cas présent, ma demande a été effectuée dès le lundi matin", indique le chef de corps. "Dans l’attente de ces vérifications d’usage, les différentes instances concernées ont pu être contactées à toute fin de transparence."